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Le médecin coordonnateur, Winnoc Goudjo satisfait de l’impact du Fbr sur sa Zone

Le Programme de renforcement de la performance du système de santé (Prpss) a amélioré considérablement la qualité des soins dans les hôpitaux. Après cinq années de mise en œuvre de l’approche Financement basé sur les résultats (Fbr) dans la zone sanitaire Ouidah-Kpomassè-Tori-Bossito, le bilan est reluisant.

  « Le Fbr a apporté beaucoup de choses dans notre zone sanitaire notamment l’amélioration de la qualité des soins au niveau de toutes les formations sanitaires », a reconnu le médecin coordonnateur de la zone sanitaire Ouidah-Kpomassè-Tori-Bossito évoquant les acquis du Prpss aussi bien en termes de bien-être social aux patients et aux usagers des formations sanitaires qu’en matière d’infrastructures du Programme de renforcement de la performance du système de santé (Prpss). Par rapport à l’accueil, « nous avons des indicateurs qui nous permettent de dire que l’accueil des patients a été amélioré », s’est réjoui Winnoc Goudjo. En effet, avant le Fbr, l’accueil se résumait seulement aux salutations avec le délaissement du cadre de travail dans un état malpropre. Mais avec les exigences de l’approche, le personnel soignant accueille bien les malades et travaille désormais dans un environnement sain, propre et sécurisé qui garantit déjà aux patients la confiance et la guérison. L’assiduité, la ponctualité et la disponibilité du personnel médical sont de mise. Pareil pour les plaintes des patients qui se sont amoindries ainsi que les anciennes pratiques peu orthodoxes qui s’observaient au niveau des agents de santé. Le taux de fréquentation des formations sanitaires a connu une augmentation, la couverture vaccinale est améliorée de même que les indicateurs de performance sur tous les plans. « Dans le passé, les formations sanitaires publiques n’étaient pas fréquentées car, les populations préféraient se faire soigner dans le privé. Mais de nos jours, la tendance est en train d’être inversée », a reconnu le médecin coordonnateur tout en soulignant que « les populations ne se rendent pas dans des centres de santé où elles n’ont pas de satisfaction ».
 Renforcement du plateau technique et recrutement du personnel
 Le plateau technique de la zone sanitaire a été renforcé grâce aux subsides générés par l’achat de la quantité et de la qualité des prestations des différentes formations sanitaires. Selon les explications du Dr Goudjo, les subsides sont divisés en deux parties. La première partie est utilisée pour motiver le personnel. L’autre partie est destinée aux besoins de fonctionnement, d’équipement et d’amélioration du plateau technique des formations sanitaires. C’est ainsi que des consommables médicaux, des moyens roulants, des groupes électrogènes, et du matériel informatique ont été achetés par les centres de santé pour améliorer la qualité des soins donnés. A ce niveau, une précision a été apportée. « C’est le personnel du centre de santé et les membres du Cogecs qui décident du matériel à acheter en fonction des besoins de leur formation sanitaire », a clarifié le coordonnateur. Pour accroître la fréquentation des centres de santé, le personnel a été renforcé par le recrutement de spécialistes. « Si je prends le cas de l’hôpital de zone de Ouidah, grâce au Fbr, nous avons pu recruter un chirurgien qui est disponible pour des soins », a-t-il confié.
 Satisfaction des agents  
 Dans les formations sanitaires de la zone sanitaire Ouidah-Kpomassè-Tori-Bossito, les plaintes ne sont plus légion. Les patients sont de plus en plus satisfaits de la qualité des soins qui y sont administrés et ne se plaignent plus parce qu’ils retrouvent dans la plupart des cas le sourire. Ce n’est pas Diane Adjovi qui dira le contraire. Pour s’être rendue plusieurs fois à l’hôpital de zone de Ouidah, elle a remarqué avec bonheur que les habitudes ont changé. « C’est ici que j’ai suivi ma grossesse jusqu’à son terme. Au moment de l’accouchement, j’ai vu la différence. La sage-femme a été très accueillante et compréhensive. Elle s’est très bien occupée de moi. On a même échangé des blagues alors que j’étais au travail. Cela m’a beaucoup marqué et réconforté », a-t-elle avoué. « Il y a eu des changements. Le centre de santé de Pahou ne disposait pas d’échographe, mais aujourd’hui c’est grâce au Fbr, il a pu en acquérir. Non seulement, les femmes peuvent faire leur échographie mais en plus, le prix a été revu à la baisse. Nous sommes contents et nous souhaiterions que les efforts se poursuivent », a souhaité un élu local de Pahou. Vu les performances, le personnel, les agents de santé et les patients ont souhaité la pérennisation des acquis et la poursuite du Programme dont l’échéance est pour ce mois de juin. 
 
Serge Adanlao