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Emmanuel-Golou
Emmanuel Golou appelé à rendre le tablier

La crise que traverse le Parti social démocrate (Psd) n’a pas laissé indifférent les militants du Littoral. Face à l’incapacité du président du Bureau national à rassembler les membres autour des idéaux du Parti et à leur permettre de défendre les intérêts du Parti dans une ambiance saine de fraternité et de paix, ils l’ont appelé à la démission hier, mercredi 21 juin 2017. C’était au cours d’une conférence de presse qui a connu la présence des présidents de Fédération de l’Ouémé, du Couffo et du Littoral dont les mandats ont été écourtés.
Plusieurs chefs d’accusation sont brandis contre le président du Psd Emma-nuel Golou pour exiger sa démission. Il s’agit, entre autres, de la sanction infligée aux présidents des Fédérations du Littoral, Bienvenu Akakpo, de l’Ouémé, Pierre Sognon, et du Couffo, Célestin Dohou, pour n’avoir pas respecté les décisions du Conseil national du parti tenu le 21 janvier 2016 et de la non-vulgarisation des textes amendés au Congrès tenu il y a plus de deux ans. Selon le porte-parole de la Fédération du Littoral, Félicien Assou, appuyé par le président de la section, toutes les forces vives du Parti, n’étaient pas conviées à cette messe politique qui devrait officialiser le candidat à soutenir à la présidentielle de 2016. « Le président Golou n’avait pas convoqué un Conseil national. Il n’a invité aucun président de Fédération, alors que ces derniers sont membres de droit», a-t-il déploré avant de souligner que « c’était un rassemblement pour tromper les candidats à l’élection présiden-tielle ». Pour ce qui est des statuts, il est reproché au numéro 1 du Psd « d’avoir effectué des manipulations sur les statuts adoptés au 3ème congrès ». A titre d’illustration, Félicien Assou a cité pêle-mêle, les articles 28, 30 36, 37, 57 et 60 qui auraient subi de modifications pour entre autres supprimer la possibilité de tenir des sessions extraordinaires à la demande de la majorité des membres ; de retirer au Comité exécutif national le pouvoir de décider des sanctions disciplinaires et remettre ce pouvoir dans les mains du président ; et de sanctionner seul, les membres du bureau exécutif national. A l’en croire, ces agissements ne marcheront pas, puisque le parti n’est pas un royaume encore moins une entreprise personnelle. « Nous venons dire haut et fort que le président Golou aura à répondre des préjudices causés au parti à travers ses manœuvres plongeant notre parti dans une léthargie avancée depuis son élection », a déclaré le conférencier. Pour finir, il a exigé que le président démissionne de la tête du Parti, seule solution indispensable au rétablissement et  à la cohésion.

SA