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Prosper BohounLe comité « Ségan » est actuellement à pied d’œuvre pour l’organisation de la 8ème édition de son festival de promotion des danses et rythmes traditionnels. A travers une interview accordée à notre rédaction, jeudi 12 juillet 2018, Prosper Bohoun, promoteur de ce festival nous donne les difficultés auxquelles il est confronté. Lisez ci-dessous, l’intégralité de ses propos.

Le Matinal : Pourquoi avoir choisi la dénomination « Ségan » pour le festival?

 Le nom « Ségan » est un nom en fon. Au Bénin, la majorité des populations parlent le fon. Ce mot exprime la danse mais aussi les manières de danser. Par ailleurs, il permet de prouver notre objectif. C’est de promouvoir les danses traditionnelles c’est-à-dire les danses endogènes et les rythmes traditionnelles du Bénin. C’est le socle de la culture. La danse fait vraiment du bien pour la santé. Donc on exhorte tout le monde à danser, mais pas n’importe quelle danse. Ce sont les danses de chez nous. C’est pour toute ces raisons que le festival « Ségan » a été initié depuis 2010 pour promouvoir nos rythmes musicaux et pour que la jeunesse aime nos danses au détriment de celles expatriées. En effet, face à la menace de disparition de nos danses, l’Association « Ségan » a décidé de prendre les taureaux par les cornes en ramenant les danses béninoises. Cela contribuera aussi au développement du tourisme.

 Comment se déroule le festival « Ségan » ?

Le festival est un concours. On met des prix en jeu pour les lauréats. Il est doté d’un règlement intérieur et des critères de sélection des candidats. A chaque édition, on sélectionne 12 rythmes musicaux dans les douze départements. Les rythmes sont changés chaque année. En effet, on organise un atelier de validation auquel assistent tous les acteurs impliqués dans l’organisation. Après la validation, on ouvre le concours au public. Sont autorisées à participer à ce concours, les personnes âgées de 15 à 25 ans. Par exemple, dans l’Atacora et la Donga, on choisit le « Tikambéni » et « Waa ». A la fin des présélections, on choisit le premier de chaque département qui est directement finaliste. A la phase finale, on réduit les rythmes à 6. Chaque finaliste doit pratiquer tous les six rythmes. On organise la finale dans un village dénommé « Village Ségan ».

 Vous êtes à combien d’éditions ?

Nous avons fini la 7ème édition. Actuellement, nous faisons des réformes pour davantage organiser le festival. La 8ème édition sera marquée par des innovations au terme des réflexions que le Comité « Ségan » mènera. Elle se tiendra très bientôt.

 Quels sont les partenaires qui vous aident dans l’organisation de ce festival ?

On n’a aucun partenaire. Quand on fait les demandes de sponsoring, on n’a jamais de suite. C’est le Comité mis en place qui finance tout.  Nous souhaitons tant en avoir, mais ils nous répondent toujours défavorablement. A travers ce canal, je lance un vibrant appel aux investisseurs de bien vouloir accompagner les initiatives à caractère culturel au Bénin. Egalement au ministère du Tourisme et de la culture à travers le Fonds d’aide à la culture.

 Votre mot de fin.

Je remercie tous ceux qui nous ont toujours soutenus moralement. Mes remerciements vont aussi à l’endroit des hommes des médias qui ne ménagent aucun effort pour nous aider dans la visibilité du festival « Ségan ».

 Propos recueillis par Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)