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L’artiste Kalamoulai décroche le prix  »Musique moderne d’inspiration moderne »

La 11ème édition du festival Stars de l’intégration culturelle et africaine (Sica) a pris fin dimanche 18 septembre dernier. Le Prix Musique moderne d’inspiration traditionnelle, qui est le plus grand trophée Sica, est revenu à l’artiste béninois Kalamoulaï lors de la grande soirée Live qui s’est déroulée, samedi 17 septembre dernier, à la Place du Souvenir.

Idrissou Moussa, connu sous le nom d’artiste Kalamoulaï, peut se réjouir de sa deuxième participation au festival Sica. Sa persévérance et sa détermination lui ont valu le Prix Musique moderne d’inspiration traditionnelle. A l’appel de son nom, les spectateurs ont exulté en signe de satisfaction partagée. La seconde ambassadrice béninoise, la présentatrice Juliana, sans avoir démérité, n’a pas eu la même chance. Le Prix présentateur live est plutôt revenu à l’ambassadeur nigérian qui a charmé le public par sa tenue aux couleurs du Nigéria et son verbe facile. Trois autres prix ont été décernés, samedi dernier, lors de la grande soirée Musique moderne d’inspiration traditionnelle en Live. Le Ghana a décroché le Prix Clip vidéo et le Prix du public est revenu au Congo. Quant au Prix de l’intégration culturelle africaine, il a été décerné au directeur de la Culture de la Côte d’Ivoire Koné Dodo, président du jury Sica 2016. Pour cette 11ème édition, 8 pays de la sous-région étaient en compétition : le Bénin, le Togo, le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Congo, le Gabon et la Guinée-équatoriale. Les spectateurs ne se sont point ennuyé des prestations des divers ambassadeurs qui ont été tout aussi riches que variées. A chaque passage, la langue de communication, le style vestimentaire purement traditionnel, la présence d’instruments traditionnels, la cadence et les pas de danse, le timbre vocal sont autant d’éléments qui font sentir la diversité culturelle d’un pays à un autre. C’est d’ailleurs là que le festival Sica trouve tout son sens. « Les trophées ne sont pas le plus important. Ce qui enchante le plus dans cette initiative de mon frère Wassi Ally, c’est l’aspect « Intégration culturelle ». Comme il le dit, la culture est le chemin le plus court pour aller vers l’intégration », a indiqué le récipiendaire du Prix de l’intégration culturelle africaine, Koné Dodo. Fidèle au festival Sica, l’artiste Madou n’a pas manqué de saluer cette initiative qui, selon elle, ne requiert pas une attention particulière du gouvernement béninois. « Je suis peinée de ne pas voir ici mon ministre de la Culture. Or, le festival Sica est l’un des événements culturels les plus importants », a-t-elle déclaré. Elle sera soutenue dans cette opinion par l’artiste Nel Oliver qui a également honoré le festival Sica 2016 de sa présence. Les rideaux tombent ainsi sur le festival Sica 2016 qui a résisté à tout élan de sabotage.

Un échec manqué de justesse

Le festival Sica 2016 a connu deux innovations : la grande soirée en Live et le cadre de la Place des Martyrs. Mais la dernière a failli faire de Sica 2016, une sombre aventure. Le vendredi 16 septembre dernier, lors de la soirée show aux couleurs locales, tous les artistes ne sont pas parvenus à prester. Et pour cause. Une coupure mystérieuse a sombré le seul site de la Place des Martyrs pendant environ une heure. Après moult diligences, le circuit électrique a été rétabli et le spectacle s’est poursuivi. Non content de son coup manqué, le sort a décidé de faire abattre sur les festivaliers une féroce pluie nourrie de vents violents qui ont d’abord effondré le podium et disperser la foule en un temps record. La soirée a été ainsi suspendue au désarroi des spectateurs qui sont parties en espérant ne pas vivre la même scène lors de la grande soirée du lendemain. En choisissant le cadre ouvert de la Place du souvenir, le promoteur savait certainement les risques auxquels il livrait son festival. Il a dû prendre des précautions qui se sont révélées inefficaces vendredi soir et qui ont été renforcées pour la tenue sans trouble de la grande soirée de remise de trophées. Un événement qui rappelle le souvenir encore présent de Miss Bénin 2016 différé séance tenante en raison de la pluie qui s’est abattue sur le jardin de Bénin Marina Hôtel, mais qui a pu se tenir au même lieu la semaine suivante. Les innovations des promoteurs de festivals au Bénin ne semblent pas décidément plaire au sort, si l’on veut croire bien-sûr qu’il est l’auteur de ces troubles.

Anselme Pascal Aguéhoundé