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-festival-Tikpèrè-712x430Les Editions wéziza, à travers la collection « Bio le repère », ont publié un nouvel ouvrage. Intitulée Rissicatou Jeanne A. da Silva, précurseur de l’entrepreneuriat féminin en Afrique, l’œuvre est une autobiographie. Elle a été accueillie par les acteurs du livre le samedi 24 novembre 2018 à Porto-Novo. 

Du 20 au 24 novembre 2018, l’espace culturel du marché Tchakitibam de  Parakou a vibré aux sons et aux rythmes du festival des chants et danses traditionnels de l’Atacora-Donga, festival « Tikpèrè ». En levée de rideau, les troupes folkloriques Tidatchinti de Kotopounga, le Tipenti de Tampégré, le Dissori de Tchoumi-Tchoumi et le Tibossiéka de Boukoumbé ont présenté des tableaux culturels variés et alléchants au public. Dans son mot de bienvenue, Jean N’dah N’Kouéï, directeur du festival, a rappelé à ses hôtes les motivations qui ont sous-tendu la mise en place de l’initiative en 2013. Selon lui, elle épouse la vision du président de la République qui ambitionne de faire du Bénin une destination culturelle et touristique afin de renforcer l’économie locale. Trois ans après, malgré les embuches  qui se dressent sur le parcours, le festival fait son petit bonhomme de chemin avec ses moyens de bord en y apportant un plus chaque année. L’édition de cette année a mis l’accent sur la valorisation des productions d’arts à travers une foire qui a permis d’exposer au public tout le génie artistique de l’Atacora-Donga. C’est cette innovation qui a d’ailleurs motivé le déplacement du directeur départemental de la culture des sports et loisirs du Borgou. Pour Massioudou Adamou Soulé, le festival Tikpèrè, qui signifie en langue Ditammari « Notre patrimoine culture », intègre parfaitement le Programme d’actions du gouvernement qui envisage de faire de la culture un levier de développement économique. Cette volonté se traduit par la mise en place des classes culturelles afin de relever ce défi depuis la base. Saluant les efforts des responsables de ce festival, il a promis d’apporter le soutien de sa structure l’année prochaine. Avec le soutien du ministre de la Culture, Oswald Homéky, du  maire Charles Toko, du ministre de l’Eau, Samou Séïdou Adambi, des députés Rachidi Gbadamassi et Barthélémy Kassa, le public a eu droit à de beaux spectacles faits de chants, de danses, de la flagellation, des contes, et un concert géant des artistes de la musique moderne d’inspiration traditionnelle et la tribune des comédiens.

Zéphirin Toasségnitché (Br : Borgou-Alibori)