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Remise symbolique de lots aux meilleurs producteurs de coton

Les acteurs de la filière cotonnière étaient samedi 22 juillet 2017 à Parakou pour célébrer la première édition de la fête nationale des producteurs. A cette occasion, l’Association interprofessionnelle du coton a primé les meilleurs cotonculteurs de la campagne 2016-2017.  

Au total, ils sont 179 lauréats à être primés dont 5 Cvpc. Les différents lots sont constitués de 5 tracteurs, 24 tricycles et 150 motos pour hommes et dames. Le maire Charles Toko en souhaitant la bienvenue, a souligné que la cérémonie est inédite et témoigne de l’importance que le gouvernement accorde à la relance effective de la production cotonnière. Pour lui, le plus intéressant, c’est d’avoir réussi à sauver la campagne. Car, il n’est un secret pour personne que cette filière hautement sécurisée avait fini par perdre ses lettres de noblesses du fait de nos gouvernements. Conséquence, poursuit-il, on a ressenti un abandon criard de la production du coton dans les  villages avec comme corollaires, la pauvreté et la montée de la délinquance. Pour le  préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé nul n’ignore l’importance du coton dans le développement socioéconomique de notre pays. Selon lui, cette initiative de l’Association interprofessionnelle de coton (Aic), doit être perçue comme un appel à produire davantage de l’or blanc. L’autorité préfectorale a souhaité que cette initiative de l’Aic se pérennise et inspire les autres filières agricoles. Quant au Président de l’Aic Mathieu Adjovi, il a exprimé sa gratitude au gouvernement et à son chef, ainsi que  les paysans et en particulier les producteurs du pays. «Notre filière vient d’enregistré au cours de la campagne 2016-2017,  le record de production de toute son historique », s’est-il réjouit avant de préciser qu’il a été enregistré une superficie de 419 000 hectares contre 307 000 la saison 2015-2016.La campagne, a-t-il ajouté, a enregistré  une production de 451 209 tonnes,  contre 269 000 en 2015-2016,  avec un rendement de 1 tonne 77 kilogramme à l’hectare,  contre 877 kilogramme à l’hectare réalisées en 2015-2016. Un revenu de 117  milliards a été distribué aux producteurs avec un taux de récupération de 99,95% de crédits intrants agricoles. Mathieu Adjovi a par ailleurs  souligné que l’ambition de l’Aic est de conduire des actions spécifiques d’intensification pour l’amélioration des rendements.
 
19 milliards d’arriérés payés aux cotonculteurs
 
Ainsi pour la campagne 2017-2018, il est prévu l’emblavure de 450 000 hectares. Aussi,  rappelle-t-il,  que pour obtenir l’adhésion des cotonculteurs, le gouvernement a décidé d’effectuer le payement des arriérés de plus de 19 milliards dus aux cotonculteurs de même que les arriérés dus aux transporteurs et prestataires d’un montant de plus de 5 milliards. Soit un total de 24 milliards non réglés par le gouvernement précédent. Par ailleurs, il a annoncé que plusieurs actions sont entreprises par l’Aic pour le réarmement moral des producteurs et cotonculteurs. Il a fait savoir que son association projette atteindre à l’horizon 2018-2019,  650 000 tonnes. Pour le Ministre de l’agriculture, del’élevage et de la pêche, Delphin Koudandé, la filière aborde une phase de renaissance. Le Ministre Sacca Lafia a quant à lui souligné que la filière coton constitue le socle de développement économique de notre pays et principal pilier de l’économie nationale. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’attention toute particulière que lui accorde le gouvernement,  a-t-il fait remarquer avant de signaler que l’initiative de l’Aic revêt pour le gouvernement une triple signification. D’abord, précise-t-il,  elle marque la reconnaissance au sommet de l’Etat des efforts des vaillants cotonculteurs. Ensuite, l’organisation de cette fête constitue un encouragement et une exhortation des cotonculteurs à maintenir le cap de la production cotonnière en vue de satisfaire les ambitions du gouvernement. Enfin, termine le Ministre Sacca Lafia, le choix de Parakou pour abriter la célébration de cette fête se justifie par le souci de l’Aic de se rapprocher des cotonculteurs dans leur milieu de travail et de production.
 
Hervé M. Yotto & Alexis Ogoubi
(Coll)
Le faux procès des yayistes
 
Pour une première fois dans l’histoire, et ce depuis plus de 20 ans, une fête au profit du monde paysan a eu lieu. Lieu choisi : Parakou, la métropole du septentrion. Cible du monde paysan, les producteurs de coton. Puis ça fait jaser. Le bastion de Banikoara est délaissé. Founougo, l’arrondissement qui vient en tête de la production du coton, est méprisé. De quoi parle-t-on ? Un véritable faux procès fait au régime du Nouveau départ. Cela se comprend. C’est l’arme des impuissants qui n’ont pas d’arguments à exposer. Au temps du président Nicéphore Soglo, la fête des producteurs s’organisait à Cotonou. On faisait même le baptême de l’air aux meilleurs producteurs agricoles. Sous les deux mandats du général Mathieu Kérékou, la reconnaissance des efforts des paysans a été mise sous boisseau. Sous le président Yayi Boni, on a passé 10 ans sans gratifier les producteurs agricoles encore moins les producteurs du coton alors qu’on a englouti des milliards dans les campagnes médiatiques et qui font courir aujourd’hui ceux qui ont géré cette filière sous Yayi Boni. Le lieu de la fête importe très peu. L’Exécutif pouvait décider, à l’aune de ses moyens, de célébrer cette fête des producteurs de coton à Lomé ou à Abuja ou encore à Gaya. Le plus important, c’est la reconnaissance des efforts fournis par ceux sans qui, il n’y a pas de filière coton. Alors, il faut savoir raison garder.
 
JCK