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La place Abdoulaye Issa inachevée depuis 2008

La ville de Parakou a abrité les manifestations officielles du 1er août 2008. Mais 7 ans plus tard et à l’occasion du 1er août 2015, il est simplement à constater que la Cité des « Koburu » n’a pas bénéficié de grand-chose, si ce n’est des éléphants blancs.

L’organisation du 48ème anniversaire de la fête de l’indépendance du Bénin, organisé par le gouvernement reste un échec total qui n’aura pas fait avancer la municipalité en matière d’infrastructures neuves. Pour la plupart des acteurs de la vie sociopolitique de Parakou, la déception est totale. C’est un échec a confié Mohamed Alidou Nonsou, le Premier adjoint au maire de Parakou. Selon ces propos, la célébration du 48ème anniversaire du 1er Août aurait pu permettre à la ville de bénéficier d’investissements publics. Mais hélas ! Les espoirs placés en cette initiative gouvernementale n’ont pas prospérés. Les attentes n’ont pas été comblées. L’autorité informe que plus de trois milliards de nos francs auraient été débloqués pour la réalisation de diverses infrastructures. Dans la cagnotte, la réhabilitation de d’infrastructures existantes devrait se faire. Il s’agit a fait savoir l’élu municipal, de l’aménagement du carrefour Coteb, la construction du mausolée de Feu Abdoulaye Issa sis à la place Tabèra. La clôture du camp militaire de Parakou était aussi prévue. Malheureusement, le régime de Boni Yayi n’a laissé que des éléphants blancs comme héritage de ladite fête pour la ville de Parakou. Le comité national des manifestations officielles n’a même pas daigné associer le conseil municipal souligne l’adjoint au maire. La préfecture même a été laissée pour compte. Des jeunes réunis au sein de plusieurs mouvements avaient voulu marcher pour dénoncer la précipitation quant au choix de Parakou pour abriter la fête, ils ont été qualifiés d’opposants au développement.

 Des Eléphants blancs

 Par ailleurs, les différentes réalisations qui ont été faites à Parakou sont devenues des éléphants blancs. La place du carrefour Coteb où devait être érigé un monument entouré d’une galerie marchande reste toujours inachevée. Le mausolée de Feu Abdoulaye Issa attend sa finition. La construction de la clôture du camp militaire de Parakou qui aurait coûté environ 750 millions de nos francs selon nos sources, reste de triste mémoire. Cette clôture s’est lézardé quelques mois seulement après son érection. Elle tombe et s’affaisse comme du carton mouillé à chaque coup de vent et de pluie. L’érection des deux tribunes latérales au stade de la ville s’apparente à un piège à homme a indiqué un technicien du génie civil. Quant aux bâtiments badigeonnés de la préfecture et du domicile du préfet, la première pluie tombée, les a très vite lessivés.

 Un goût d’inachevé

 Le bilan du 1er Août 2008 n’est pas reluisant pour la ville de Parakou, s’accordent à reconnaitre certain citoyens. C’est le cas Idrissou Nazir et de Auguste Nougbodjingnin, tous deux de l’association des consommateurs de Parakou. Un autre, Ismaël Cissé de l’association des faiseurs d’opinion de Parakou estime que cette fête n’a rien apporté pour le progrès de la ville. Cette fête a plutôt divisé les fils et filles. Le 1er adjoint au maire, Mohamed Alidou Nonsou, a fait observer que l’organisation de cette fête tournante a été un échec total. « Nous trainons à ce jour les échecs de cette fête », a regretté l’élu municipal. Selon le maire Soulé Alagbé, le 48ème anniversaire de l’indépendance célébré à Parakou aurait été une réussite malgré le délai court si le ‘’Conamo’’ avait impliqué les élus municipaux et ses structures techniques ainsi que les cadres à divers niveaux. Le 1er adjoint estime que la précipitation dans la réalisation des infrastructures et le délai assez court sont entre autres, les insuffisances qui ont eu un effet sur la qualité des infrastructures réalisées. La fête tournante du 1er Août à Parakou en 2008 laisse un goût d’inachevé et un constat amer d’échec pour les Parakois.

 Clément Dognon (Br-Borgou-Alibori)