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SAMUEL-DO
Samuel Dossou marginalisé au profit de Bolloré

Les statuts d’une société baptisée Bénin-Niger Rail Infrastructure (Bénirail Infrastructure), le pacte d’actionnaires de la dite société et la convention de « concession du financement, de la conception, de la construction, de la réhabilitation, de la maintenance et d’exploitation de la ligne de chemin de fer Cotonou-Niamey » ont fait l’objet de négociations les 4 et 5 avril à Niamey. Alors qu’il est l’adjudicataire du projet, le Groupe Pétrolin de Samuel Dossou de même que les privés nigériens n’ont pas été appelés aux négociations. Les spoliés crient au complot.

Dans le feuilleton Boucle ferroviaire, chaque jour apporte son nouvel épisode. Pour ceux qui suivent son évolution, ils s’interrogent sans doute, de la manière suivante : « qu’est-ce qui va finalement se passer ?». Alors que le dossier est pendant devant les tribunaux, l’on continue de mener discrètement les négociations dans l’objectif de voir le projet démarrer. Selon nos informations, plusieurs actes exprimant une volonté manifeste des Etats béninois et nigériens de spolier le Groupe pétrolin, seul adjudicataire, et les privés nigériens ne sont plus à démontrer. Les concertations des 4 et 5 avril 2015, dans la plus stricte confidentialité à Niamey en sont la parfaite illustration. Au cours des ces négociations, il a été évoqué les Statuts d’une société dénommée Bénin-Niger Rail Infrastructure (Bénirail Infrastructure), le Pacte d’actionnaires de ladite société ainsi qu’une convention de « concession du financement, de la conception, la construction, la réhabilitation, la maintenance et l’exploitation de la ligne de chemin de fer Cotonou-Niamey ». Ont paraphé ces documents, le représentant du Groupe Bolloré, présenté comme « partenaire stratégique », celui de l’Etat nigérien et celui du gouvernement béninois. Comme on peut le constater, les privés nigériens et surtout le Groupe Pétrolin appartenant à l’homme d’affaires béninois Samuel Dossou Aworet, seul et unique adjudicataire de l’appel d’offres international lancé dans ce cadre par les Etats du Bénin et du Niger, n’ont pas pris part à ces échanges qui ont porté sur la vie du projet. Et pourtant, ils détiennent, ou sont censés détenir chacun 20% du projet. Alors que le gouvernement béninois tente, depuis quelques jours de faire accréditer la thèse selon laquelle le Groupe Pétrolin serait bel et bien impliqué dans le processus devant aboutir à la création de la nouvelle société chargée de l’exécution du projet, cette nouvelle donne vient contredire la communication de l’Etat béninois. On est plutôt tenté de croire à une spoliation orchestrée visant le Groupe Pétrolin. Et, les preuves ne manquent pas.

L’une des plus importantes de ces preuves de tentative de spoliation du Groupe Pétrolin réside dans l’opacité qui a entouré les négociations de Niamey à l’issue desquelles les documents ont été paraphés. S’il est normal de ne pas associer les partenaires privés nigériens, justement parce que l’identité de ces derniers n’est pas encore connue, il est tout à fait inadmissible de conduire de tels pourparlers en l’absence de l’adjudicataire du projet, à qui aucun document, aucune invitation, aucun appel téléphonique en ce sens n’a jamais été adressé.

AT