Spread the love

uac-de-facePlus de trois mois de grève déjà à l’Université d’Abomey-Calavi et jusque là personne ne pourra prédire à quand le bout du tunnel. En dépit des nombreuses tentatives de négociations, les étudiants estiment que la seule décision qui pourra calmer les ardeurs est l’acte administratif devant autoriser la session de rattrapage à la Faculté des lettres arts et sciences humaines. Reçu ce dimanche 02 Août sur l’émission zone franche de la chaine de télévision Canal 3 Bénin, Fidèle Bokossa, président de l’Union nationale des étudiants du Bénin Uneb a rassuré que les organisations syndicales de l’université d’Abomey-Calavi sont prêtes à tout moment pour négocier  en vue d’une sortie de crise.

« …Ce n’est pas opportun de supprimer la session de rattrapage puisque le pourcentage des résultats après cette étape est toujours meilleur comparativement à la première session ». C’est en ces termes que s’exprimait le président de l’Union nationale des étudiants du Bénin pour défendre la position de ses camarades pour qui les conditions dans lesquelles ils étudient ne permettent pas la suppression de cette session. Fidèle Bokossa a expliqué que les textes régissant le système Lmd imposent un certain nombre de garanties non respectées pour l’instant. « Nous avions quitté un système classique pour celui Lmd mais nous étudions toujours de la même manière » a-t-il clamé. Comme exemple, il estime que les effectifs pléthoriques dans les amphithéâtres ne permettent pas les contrôles continus comme l’exige le système Lmd. Le président de l’Uneb pense d’ailleurs que les professeurs sont dans la logique de sacrifier les étudiants par cette suppression afin de régler le problème d’effectif. L’autre difficulté souligné se trouve être la vulgarisation du contenu de ce programme. A en croire Fidèle Bokossa les étudiants dans leur majorité ne sont pas encore imprégnés des textes dudit système et il faudrait d’abord un préalable de mise au point à travers un forum a souligné le responsable étudiant. Ce préalable n’étant pas encore une réalité, alors, il faudrait nécessairement l’acte administratif instaurant la seconde session a-t-il poursuivi. Fidèle Bokossa dit ne pas comprendre pourquoi malgré l’application du Lmd depuis 2009 à la Faculté des sciences agronomique Fsa et à la Faculté des sciences économiques et de gestion Faseg, l’on continue de parler de session de rattrapage alors que dans le même temps, on voudrait la supprimer à la Flash. Tout en niant toute responsabilité des étudiants au sujet des actes de vandalisme observés aux heures chaudes des affrontements, l’invité de zone franche a exhorté le chef de l’Etat à se prononcé afin qu’une solution soit trouvée. A noter que le conseil de direction de la Faculté des lettres arts et sciences humaines Flash a décidé le 21 mars de l’année en cours de supprimer la session de rattrapage et dès lors les problèmes ont commencé. C’est d’abord par des mouvements de grève au niveau du bureau d’entité de la flash que tout à démarré le 15 avril. N’ayant pas eu gain de cause, le débrayage s’est généralisé des jours plus tard donnant naissance au mouvement campus mort.

Marcus Koudjènoumè