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coton-2L’économie béninoise doit repartir. Ce qui ne pourra pas se faire sans une renaissance de l’or blanc, l’une des matières premières, sinon la seule, à booster l’économie béninoise. La question préoccupe les responsables de l’Aic qui poursuivent le rêve de dynamiser la filière coton.
Ce  n’est un secret pour personne que l’or blanc béninois se porte mieux depuis l’avènement du régime Talon. Et pour cause ! Le coton est retourné dans les mains de ceux qui savent le commercialiser. Fini donc les approximations malencontreuses qui ont mis en difficulté les acteurs de la filière, et fait reculer la production du coton au Bénin.  On avoisinerait déjà les 400 cent mille tonnes. Aussitôt la bonne note de la campagne 2016-2017 du coton connue, que les acteurs de la filière préparent la prochaine campagne. C’est l’objectif de la rencontre initiée par L’Association  interprofessionnelle de coton(Aic), jeudi 13 avril 2017 à Azalaï hotel à Cotonou.  Au centre des échanges, comment rentabiliser et intensifier la prochaine campagne. Le Secrétaire permanent de l’Aic, Narcisse Djègui,  a présenté aux acteurs le mode opératoire en cours de déploiement à partir de la campagne 2017-2018. La production cotonnière va se dérouler en 2 volets. Il y aura l’approche conventionnelle   ou classique. Il s’agira de  produire le coton suivant le paquet technologique classique, mais avec la particularité d’un suivi rapproché des producteurs.
Un travail de fond 
Ensuite,  il est prévu de  produire le coton sur 100. 000 ha de façon intense. Cela implique une amélioration des doses de fumure  et un suivi presque individuel des producteurs.  En effet, selon les statistiques obtenues sur la filière et émanant des structures officielles, la prévision de 350.000 hectares annoncée en 2016,  a été  largement dépassée. Au 10 août, près de 421000 hectares ont été emblavés selon les déclarations faites par les producteurs eux-mêmes, soit une augmentation de 120% par rapport auxprévisions.Dans tous les départements, les prévisions ont été dépassées avec un pic d’augmentation de 460% pour le Couffo.  Cette augmentation des superficies emblavées est le fruit des premières actions menées par l’Aic  qui, très tôt, a fait une tournée nationale pour rencontrer les producteurs et susciter leur engouement et leurs volontés de retourner dans la filière.
AT