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caucus-africainLes rideaux sont tombés sur le Caucus africain. Les travaux qui ont démarré le jeudi dernier, sous la présidence du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, ont connu leur épilogue le vendredi 05 août 2016. Plusieurs résolutions ont été prises en adéquation avec le thème général du Sommet.
L’Afrique espère pour son développement plus d’investissements des institutions de Bretton Woods. Pendant deux jours, les gouverneurs africains du Fonds monétaire international (Fmi) et de la Banque Mondiale se sont réunis au Palais des Congrès de  Cotonou, dans le cadre du Caucus Africain, sous la présidence du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. L’objectif était d’échanger sur les voies et moyens pour accroître l’appui des Institutions de Bretton Woods en vue de répondre aux chocs, renforcer la croissance et promouvoir la transformation de l’Afrique. À la fin des travaux, les Gouverneurs ont relevé que le contexte actuel reste marqué par la multiplicité des chocs, notamment la chute des cours des matières premières, le resserrement des conditions financières sur les marchés de capitaux, les défis d’ordre sécuritaire (le terrorisme) et le changement climatique. Eu égard à ce contexte qui rend difficile la conduite des politiques de développement sur le continent, les participants ont estimé, dans leur déclaration, qu’il est nécessaire de promouvoir la diversification et le développement inclusif de nos économies ainsi que le renforcement des Communauté économiques régionales. Pour ce faire, indique la déclaration, les Gouverneurs s’engagent à œuvrer davantage pour la bonne gouvernance et la transparence dans la conduite des politiques publiques de développement afin de préserver et de renforcer les avancées réalisées par les économies africaines au cours de la dernière décennie. De même, ils lancent un appel aux institutions de Bretton Woods pour accompagner la transformation structurelle des économies des pays africains, notamment par le financement et la facilitation d’investissements massifs à taux concessionnel dans les secteurs clés. A cet effet, le Sommet de Cotonou recommande une nouvelle approche, de nouveaux instruments adaptés aux besoins réels du continent et un cadre de gestion de la dette plus souple. Il appelle aussi à une solide reconstitution de l’Ida 18. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ces conclusions cadrent aussi bien avec le thème central de ce sommet qu’avec le souhait du Chef de l’État de voir les assises de Cotonou marquer définitivement le point de départ de la transformation du continent noir. Il a, par ailleurs, émis le souhait que le Fmi et la Banque mondiale tiennent grand compte de ces orientations pour cadrer leurs interventions sur le continent. « La nécessité de soutenir l’Afrique et d’accompagner fermement les efforts des gouvernants africains est plus qu’impérieuse pour le maintien de l’équilibre du monde qui, faut-il le rappeler, est en proie à de graves crises », a-t-il indiqué pour mettre fin aux travaux. C’est le Botswana qui accueille l’édition prochaine.
Joël Samson Bossou
Pari gagné pour Abdoulaye Bio Tchané
Le Caucus africain 2016 qui a eu lieu au Palais des congrès de Cotonou est entré dans le cercle fermé des grands sommets organisés au Bénin. L’événement a été une réussite. L’engagement du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, président du Groupe Africain des Gouverneurs de la Banque mondiale et du Fmi a donc payé, et les conclusions issues des deux jours de travaux donnent de l’espoir pour le développement de l’Afrique.
Cotonou a été l’occasion pour les gouverneurs africains du Fonds monétaire internationale (Fmi) et de la Banque Mondiale d’affirmer leur engagement pour la bonne gouvernance et la transparence dans l’exécution des politiques de développement en Afrique. Il faut désormais mieux mobiliser les ressources internes, renforcer les intégrations économiques régionales et continentales, pour accélérer la croissance en Afrique. Il faut aussi davantage gouverner pour l’intérêt général des populations et l’amélioration de leur qualité de vie.  La déclaration de Cotonou, présentée à la clôture du Caucus Africain 2016, exprime également l’aspiration des gouverneurs africains à une meilleure représentativité de l’Afrique dans les instances de décisions des institutions de Bretton Woods. C’est en effet le meilleur moyen de renforcer la voix du continent noir au sein du Fmi et de la Banque Mondiale. Pour les participants à la réunion de Cotonou, ces deux instances internationales doivent accompagner la transformation économique des États africains, par le financement et la facilitation d’investissements massifs dans des secteurs clés. Cette volonté a été exprimée par le chef de l’État béninois Patrice Talon dans son discours d’ouverture des travaux jeudi dernier. Les gouverneurs africains en ont donc tenu compte dans les conclusions finales.
AT