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RAVIP-SOBEMAPLa phase d’enrôlement du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin ce  lundi 30 avril 2018. Les retardataires ont fait les frais de leur nonchalance. Les dernières heures de l’opération ont été chaudes dans le quartier Sèkandji de la commune de Sèmè-Podji.

Bon nombre de personnes attendaient d’être enrôlés dans la nuit ce lundi 30 avril 2018 quand les agents ont été sommés de boucler l’opération un peu après 20 heures à la place publique de Sèkandji. Les populations déçues espéraient toujours. Des petits groupes de discussions se sont formés ça et là. On peut entendre des jurons fuser de toutes parts pour exprimer chacun à sa manière la désolation de ne s’être pas fait enrôler avant la fin de l’opération. Des mères de famille appellent de tous leurs vœux à la prorogation du délai d’enregistrement. « Nous supplions le chef de l’Etat de nous faire faveur. On à solliciter le chef d’arrondissement et ça n’a rien donné. Juste quelques jours supplémentaires pour nous faire enrôler » pouvait t-on entendre. En effet, Hypollite Hazoumè, chef d’arrondissement d’Agblangandan avait sollicité les agents recenseurs jusqu’à 20 heures 30 au moins mais rien n’y fit. Ce lundi, c’était un jour particulièrement surchargé pour les agents formulaires et opérateurs kits. Les agents recenseurs ont travaillé sans pause mais à l’heure de la fermeture, ils  devraient faire face à une foule qui attendait toujours de se faire enrôler. C’est avec le cœur meurtri que Abdouramane Moussi,  op kits a du suivre les ordres de la hiérarchie qui a demandé d’arrêter le recensement après dix neuf heures. Pour Mathias Sèmako, relais communal de Porto Novo dans le cadre du Ravip, c’est pour la sécurisation du matériel que l’opération a été arrêtée un peu plus tôt. Les regards sont tournés vers les responsables en charge de l’opération du Ravip pour la suite à donner aux requêtes des non enrôlés.

Guilène Oussou ( Stag)