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Marcel Orou fico
Marcel Orou Fico, conseiller à la culture et au tourisme du maire de Parakou

Dans moins d’une semaine, plus précisément le 25 juillet 2017, la Commune de Parakou sera sous les feux de la rampe. La 10ème édition de la foire de l’indépendance ouvrira ses portes. Le Conseiller à la culture et au tourisme du maire de Parakou, Marcel Orou Fico, lève un coin de voile sur la stratégie mise en place par le comité d’organisation pour drainer un nombre impressionnant de commerçants. Egalement, il revient sur les atouts culturels et touristiques dont regorge la municipalité.  

Le Matinal :Où en êtes-vous par rapport aux préparatifs de la foire de l’indépendance, Parakou 2017 ?

Marcel Orou Fico: Cette foire se tient à Parakou, mais c’est un évènement qui concerne tout le Bénin et particulièrement le Nord. La campagne est très avancée pour mobiliser les commerçants, les forains et ceux qui désirent prendre part à cette foire dans le Nord. La foire est ouverte à tout le monde. Les conditions sont générales et impersonnelles. Je profite pour vous donner les prix. Le prix d’un stand pour un particulier est de 125 000 FCfa et ce sont des stands de 9m2 qui donnent droit à un certain nombre de choses. Chaise, table etc. Ensuite, il y a des stands de 250 000 FCfa pour les entreprises et les sociétés qui ont besoin d’un peu plus d’espace pour vendre leurs produits. De même, il y a des pavillons qui sont plus grands et qui permettent un achalandage plus consistant et plus étendu et c’est à 400 000 FCfa. Donc, les prix des stands varient de 125 000 FCfa à 400 000 FCfa.

Est-ce les mêmes prix qui seront appliqués aux exposants étrangers et exposants locaux ?

Je pense que oui. Ce sont les prix de manière générale et globale que je vous ai donnés. Maintenant, les cas spécifiques, je ne sais pas comment ça va se régler.

Pour inciter les artisans locaux à venir dans ces stands-là, qu’est-ce qui est fait concrètement ?

Pour les amener à participer à cette foire, depuis le mois de mai, nous faisons une série sensibilisations et de réunions parce qu’il faut que l’information puisse passer. Et  nous avons déjà rencontré la corporation des commerçants avec le président de la Ccib et un certain nombre de grands commerçants de Parakou. Même dans le comité d’organisation, il y a pas mal de commerçants aussi bien locaux, qu’étrangers qui sont dans le comité d’organisation et qui relaient l’information.  En dehors des commerçants, il y a la corporation des artisans qui a été rencontrée par le maire et son staff. Les artistes plasticiens et les acteurs culturels, toutes catégories confondues, ont échangé avec l’équipe municipale. Bref, nous sommes en train de prendre corporation par corporation et ça avance. Nous avons aussi tenu une séance d’information avec le préfet et les maires du Borgou. Nous nous préparons à aller dans le haut Nord pour le même exercice. C’est pour vous dire que l’information est en train de passer. Ces maires et différents préfets que nous rencontrons vont prendre le relais au niveau de leurs circonscriptions administratives pour vraiment convoyer les participants à cette foire.

Quelles sont les difficultés rencontrées par le comité d’organisation ?

Nous rencontrons beaucoup de difficultés. Je  vais d’abord vous parler de la pluie qui empêche un certain nombre de travaux, qui nous empêche d’aller dans le rythme qu’on aurait souhaité, mais c’est le moindre mal puisqu’on arrive à conjuguer avec dame nature. Ça ne nous empêche pas de tenir dans le délai. En plus de ça, il y a des difficultés pour certains forains, d’entrer en contact avec nous à Parakou ou à Cotonou pour des problèmes de réseaux. Mais, on a déjà remédié à cela. Il y a le site de la mairie de Parakou qui est mis à contribution. Il y a aussi le site de l’Apiex. Bref, nous avons essayé d’élargir les possibilités pour les forains de nous joindre.

Quels intérêts les populations ont en venant acheter au niveau de cette foire au lieu du marché Azerkè ?

Une foire, comme vous le savez, c’est un lieu de commerce. Ce sont des forains et des exposants qui viennent de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest. Des gens viennent du Maroc, de l’Algérie. Ce n’est pas toujours des produits qu’on trouve au marché Azerkè. Donc, il y a plus de variétés pour les acheteurs sur la foire. En plus de cela, même les commerçants Parakois pourront aller acheter en gros des produits venus d’ailleurs pour les revendre. De toutes les façons, ce sont les visiteurs qui gagnent et c’est indéniable. Les participants, pendant plus de 10 jours, vont rester à Parakou. Forcement, il y a aura un brassage entre les exposants.

Parlez-nous des atouts économiques pour la ville de Parakou.

Vous savez, quand on parle de foire quelque part, c’est le brassage non seulement des exposants, mais aussi des capitaux. Au bas mot, en dehors de la foire, nous allons brasser une quinzaine de milliards à Parakou pour les ventes et cela n’est pas négligeable. J’ai aussi parlé des hôteliers tout à l’heure. Les exposants qui viendront à Parakou vont dormir dans les hôtels et c’est de l’argent qui entre à Parakou, c’est de la devise. Et les gens qui viennent à Parakou vont pouvoir rentrer avec des souvenirs fabriqués par des artisans. C’est autant d’argent qui entre à Parakou et dans la poche des fabricants.

Votre mot de fin

La foire de Parakou, c’est la foire des Béninois et c’est la foire des Parakois. Qui reste à la maison et ne participe pas va le regretter parce que cela n’est pas ce qui arrive tous les jours. Il y a déjà en 2008 à Parakou une foire, mais la foire de 2017 sera exceptionnelle. Donc, j’appelle tout le monde à cette foire et que la fête soit belle. Je ne finirai pas sans vous dire qu’il y a des prestations culturelles et artistiques qui seront données tous les soirs sur un site à l’institut de la foire et un autre podium qui sera à Guèma. Tous les soirs, il y aura des évènements culturels. Et comme je sais que les Parakois aiment la fête, il y a aura la marque artistique, la marque culturelle aussi.

Propos recueillis par Claudine Vodounon