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inrab-corafLe Centre régional polyvalent de formation et d’appui aux femmes pour l’émancipation et le développement des filières agricoles (Cerpfead) de Thio dans la commune de Glazoué a abrité,  le 15 mars        2016,  la formation des  transformatrices sur les technologies de transformation de cajou en jus de fruit et en vinaigre présidée par Issiaka Kodjo, directeur du Centre de recherches agricoles du centre-Bénin (D/Cra-centre). Pendant trois jours, elles se sont approprié les nouveaux mécanismes de valorisation de la pomme de cajou.  
La pomme de cajou est une richesse sur un tas d’immondice. Elle pourrit dans les champs et constitue une énorme perte,  aussi bien pour les producteurs que pour l’économie nationale parce que ne disposant pas les technologies appropriées de sa mise en valeur. Se sentant donc interpeler par cette perte post-récolte, l’Institut  national pour la recherche agricole du Bénin  (Inrab) a mis au point une nouvelle approche qui permet de transformer les pommes de cajou en vinaigre et en jus. La vulgarisation de cette technologie novatrice a fait l’objet de la présente session de formation qui vise à amener les transformatrices, vraies bénéficiaires de cette  découverte à se l’approprier. Initiée par l’Inrab à l’intention des élites des groupements féminins de transformation du centre et du Nord-Bénin, cette rencontre a été financée par   le  Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole(Coraf/Wecard)  via  le Conseil du Coton et de l’Anacarde (Cca). «Les producteurs d’anacarde mouraient de faim sur une mine d’or» a déclaré  Ndjlossè Kouami, coordonnateur du programme anacarde qui  s’est réjouit de l’aboutissement de cet atelier de formation. A l’entendre, il permettra non seulement aux participantes de valoriser la pomme de cajou,  mais aussi d’accroître leur source de revenu, d’améliorer leur condition de vie  et de lutter contre la pauvreté. Au regard de la pertinence de cette séance de renforcement de capacité et de l’opportunité que leur offre l’Inrab et ses partenaires, Faroukou Aïssatou,  représentante  de la fédération nationale des producteurs d’anacarde du Bénin a  invité ses collègues à une écoute attentive en vue de mieux cerner l’essentiel à développer. Soulignant l’importance de la formation,  le D/Cra-centre,  Issiaka Kodjo,   a indiqué qu’elle se veut  la solution idoine pour éviter désormais  la perte de la pomme de cajou  autrefois abandonnée dans les champs.  Ainsi il a exhorté les femmes à faire preuve  d’assiduité et de disponibilité.  Loin d’un cours d’andragogie,  elle a été une véritable séance d’échange pour enrichir les connaissances endogènes. Compte tenu du niveau des participantes, au nombre d’une trentaine,   Paul Houssou, le formateur principal s’est passé des méthodes classiques en privilégiant l’approche participative. En se fondant sur les prés requis de ces transformatrices, le formateurs   a mis l’accent sur la préparation du vinaigre tout en  vérifiant leurs  connaissances antérieures  sur le jus de pomme de cajou. Avec doigté, Paul Houssou  leur a fait observer les premières étapes du processus de la transformation de pomme en vinaigre. Célestin Adimi, porte-parole des participantes a salué l’initiative. Au nom de ses pairs, il  a promis de mettre en pratique les connaissances reçues et de partager l’information avec les absents.
Zéphirin Toasségnitché          
(Br : Zou-Collines)