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Patrice-Talon(1)Patrice Talon a,  à nouveau,  pris la classe politique à contre-pied. Le remaniement ministériel attendu a eu lieu à un moment où personne n’y attendait.

Patrice Talon, il est aujourd’hui reconnu de tous, est un fin limier en politique, doté d’un flair de sphinx qui sait renaître de ses cendres. Car, tout en composant une équipe jeune, il a su allier l’expérience politique à une certaine crédibilité politique. En plus, contrairement au « big bang » annoncé et craint, le chef de l’Etat a plutôt procédé à un remaniement technique. 7 départs, et 9 entrées, soit près de 60% de l’ancien gouvernement conservé. Il n’y a donc pas encore péril en la demeure, semble vouloir dire Patrice Talon. Comme premier enseignement à tirer de ce remaniement, il faut garder à l’esprit la détermination de Patrice Talon  à être maître du temps. Il ne veut, apparemment pas,  se  laisser distraire, ni se laisser dicter sa conduite par le cours des  évènements et les circonstances aléatoires. Car, pour être un homme d’Etat, et un bon politicien, il faut savoir garder son cap. L’adage, le rappelle si bien d’ailleurs, qu’il n’y a point de vent favorable à celui qui ne sait d’avance là où il va. Il n’a  donc pas voulu céder à la pression des personnalités politiques. Car, en agissant avec précipitation, il risquait, non seulement de mal faire, mais également de rater l’objectif visé : mettre en place une équipe de guerre pour 2019 et, éventuellement, au-delà. C’est à ce critère que répond l’entrée des représentants de partis politiques. Car après les départs,  plus ou moins tonitruants,  de Candide Azannaï, et le limogeage d’Hervé Hèhomey, des infrastructures et transports, il fallait corriger le tir et colmater les brèches. Surtout, il s’agissait de ne pas laisser perdurer dans l’opinion, le sentiment d’une certaine indécision ou d’impuissance au sommet de l’Etat. C’est une chose de faite, dira-t-on. Exit par ailleurs, les ministres estampillés l’homme d’affaires de la volaille. Le chef de l’Etat sait qu’il ne faut pas tergiverser, outre-mesure,  en politique. Pour aller vite, il faut parfois trancher dans le vif et sans sentiment. Nous sommes ainsi en plein dans le réalisme politique. Le Pag n’étant pas une mince affaire, il fallait réaménager les montures pour aller plus loin. La nouveauté,  c’est le rajeunissement du gouvernement, et l’ancrage vers les partis politiques de l’échiquier politique national. Pascal Irénée Koupaki, et Abdoulaye Bio Tchané,  sont quant à eux, restés  aux manettes. Quoiqu’on en dise, ces deux personnages ont une certaine expérience en politique. Et si le chef de l’Etat doit réussir son action, ce sera en partie grâce aux apports de ces deux économistes, qui maîtrisent les arcanes de l’économie de la sous-région, ainsi que les paramètres internationaux. Ce  qui voudra dire, que si le pays doit sortir de l’ornière du sous-développement et résorber les poches de pauvreté et de misère, les deux ministres d’Etat, doivent y mettre des leurs. Ils en ont les moyens, les carnets d’adresses et l’expérience. Les autres jeunes « loups » qui entourent le chef de l’Etat, ont encore à démontrer leurs capacités.

 W.N

Fin du suspense, 60 % de maintien

Après environ deux mois d’attente, le chef de l’Etat Patrice Talon a formé son deuxième gouvernement qui l’assistera dans l’exécution de son Programme d’actions. Neuf nouvelles têtes font leur entrée dans cette équipe désormais de vingt deux membres. Un casting révélateur des ambitions du président de la République pour le reste de son quinquennat.

Le nouveau gouvernement du chef de l’Etat béninois est connu depuis hier 27 octobre 2017. Il est composé de  vingt  deux membres, dont des intouchables, des promus, mais aussi et surtout de nouvelles figures, parmi lesquelles d’anciens récipiendaires qui ont déjà fait cette expérience sous Yayi Boni.  On peut déjà souligner qu’au nom  de la cohésion, le président de la République a gardé ceux qu’on peut appeler  des intouchables et des inamovibles. C’est le cas du ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané.  Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Pascal Irenée Koupaki  garde son portefeuille, mais n’est plus considéré comme il l’était.  Le Garde des Sceaux, Joseph Djogbénou, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, celui des Finances et de l’Economie, Romuald Wadagni et son collègue de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia sont maintenus. On peut se résoudre à dire qu’ils sont les hommes clefs du système, sans oublier celui du cadre de vie et du développement durable, José Didier Tonato, qu’on annonçait sur le départ, parce que jugé proche de Sébastien Ajavon.

Confiance renouvelée

 Dans la même dynamique, Patrice Talon a renouvelé sa confiance à  Barnabé Dassigli  de la Décentralisation et de la gouvernance locale,  à Adidjatou Mathys, du Travail et de la fontion publique, tout comme Alassane Séidou de la Santé et Karimou Salimane des enseignements maternel et primaire. Marie-Odile Attanasso rejoint cette liste de ceux qui sont restés. Ce remaniement profite un peu plus au jeune ministre Oswald Homéky, dont les attributions ont été renforcées. Il n’est plus seulement patron des sports.  Il  a vu l’intitulé de son département, qui couvrait également  la jeunesse et  les loisirs, se rallonger de deux secteurs que sont le tourisme et la culture. Par contre,  d’autres  ministres maintenus ont  perdu  une bonne partie de leurs anciennes attributions. Adidjatou Mathys perd des secteurs stratégiques que sont les affaires sociales et la microfinance,  désormais confiées à une autre dame qui vient de faire son entrée.   Il s’agit de Bintou Chabi Adam appelée par le chef de l’Etat sous le couvert du Parti social démocrate, aile Bruno Amoussou. Autre portefeuille arraché à Adidjatou Mathys, c’est celui des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi. Modeste Kérékou s’en charge désormais. Mais loin de paraître comme un cadeau, c’est un épineux ministère de l’emploi qui lui revient.  Précédemment directeur du  Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej) il devra continuer le job  en qualité de ministre dans le gouvernement de Patrice Talon après avoir servi sous Yayi Boni tout comme, Gaston Dossouhoui, nommé ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, son ancienne attribution.   Le ministre Jean-Claude Houssou maintenu de justesse, se contentera de l’Energie. L’Eau et les mines lui ont été retirées au profit de  la nouvelle pioche de Parakou, Samou Séidou Adambi. Beaucoup attendaient de voir, les personnalités que le chef de l’Etat allait choisir pour remplacer Candide Azannaï démissionnaire de la tête de la Défense nationale  et Hervé Hêhomey, déchargé de son poste de ministre des infrastructures et des transports.  Fortunet Alain Nouatin est désormais le successeur de Candide Azannaï et Cyr Koty s’installe dans le fauteuil de Hervé Hêhomey.  Mahougnon Kakpo rejoint également le prestigieux cercle, tout comme Serge Ahissou. Ils gardent  respectivement en main, l’Enseignement secondaire et technique, et le ministère de l’Industrie  et du commerce. Pour gérer  l’Economie numérique et la communication, Patrice Talon a fait appel  à  Aurélie  Adam Soulé, épouse  Zoumarou.

FN

Le social, alliant jeunesse et expérience

Il se dégage que le nouveau gouvernement comporte 22 membres contre 21 pour l’ancien. On note 7 départs pour 9 entrées et 13 maintiens. De même, on retient la création de 3 nouveaux ministères: Affaires sociales et microfinance, Eau et mines puis Petites et moyennes entreprises et promotion de l’emploi. 2 changements de dénomination: Tourisme, culture et sports puis Industrie et commerce. Par ailleurs, il est utile de souligner qu’il n’y a pas un chamboulement de l’équipe dont la matrice demeure. Il faut aussi relever que par la création du ministère des Pme et de la promotion de l’emploi, du Ministère de l’eau et des mines, puis du ministère des Affaires sociales et de la microfinance, le président Talon affiche sa fibre sociale, son intention de rendre encore plus visibles les actions de son équipe dans ce domaine.En dehors de l’équilibre politique qui permet de satisfaire toutes les composantes de la majorité présidentielle à travers notamment les groupes parlementaires soutenant l’action gouvernementale, il y a aussi le dosage régional qui est manifeste. A cela s’ajoute l’alliage entre la jeunesse et l’expérience.

 AT

Les passations de charges ce jour

Plus de temps à perdre dans le fonctionnement des ministères avec le chef de l’Etat Patrice Talon. Suite au remaniement ministériel intervenu dans la soirée du vendredi 28 octobre 2017 et qui a consacré l’entrée au gouvernement de 9 nouveaux ministres, les passations de charges entre les ministres sortants et ceux entrants doivent impérativement avoir lieu ce jour. A en croire le Secrétaire général du gouvernement, qui a donné lecture des décrets portant composition du gouvernement et du Secrétaire général de la présidence de la République, elles prendront fin à 18h30 au plus tard. Edouard Ouin-Ouro a aussi informé que la première réunion interministérielle aura lieu demain mardi 31 octobre 2017 à 10 heures à la présidence de la République.

 Mohamed Yasser Amoussa (Stag)

Entrée des partis politiques

L’autre remarque qui se dégage de ce gouvernement en dehors des 9 entrées et de la matrice qui est demeurée est que le gouvernement s’ouvre à des partis politiques. Ainsi, le Parti social démocrate (Psd) fait son entrée avec Mme Binto Adam Taro. L’Union fait la nation est représentée par Alain Fortunet Nouatin. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) intègre le deuxième gouvernement du Nouveau départ avec Serge Ahissou, auparavant Directeur de cabinet du ministre de l’Economie numérique et de la communication.

AT

pascal-koupakiDécret 2017-507 du 27 octobre 2017 portant nomination du Secrétaire général de la présidence de la République 

 Le président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement

Vu la loi n°90-82 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin

Vu la décision portant proclamation le 30 mars 2016 par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 mars 2016

Décrète

Article 1er : Monsieur  Pascal Irenée Koupaki est nommé Ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République.

Le présent décret qui abroge toutes dispositions contraires, sera publié partout où besoin sera.

Fait à Cotonou, le 27 octobre 2017

 Par le président de la République, chef de l’Etat, chef du  gouvernement Patrice Talon