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thomas agbevaIls doivent payer autant pour leur négligence. Les motocyclistes sans immatriculation dépêchés à l’annexe de l’Agence nationale de transport terrestre (Anatt) souffrent depuis hier le martyr.  Ils ont formé un monde fou qui ne désemplit pas et qui fort malheureusement ne bouge pas, lundi 27 août 2018.

Le soleil cuit, ronge, décime sans ménagement. La longue marche pour l’obtention de la fameuse plaque d’immatriculation est celle du supplice. De longues files d’attente statiques, pesantes, douloureuses pour vieux et jeunes spontanément décidés à remplir les formalités pour se conformer à la nouvelle exigence réglementaire sont remarquables ici à l’annexe de l’Anatt. « Qu’est-ce qui n’a pas bien marché ? ». Pourraient bien se demander les curieux. En réalité, le processus dans le fond n’a pas changé. Le motocycliste qui a déjà son récépissé et qui souhaite avoir sa plaque doit juste obtenir un  numéro et ensuite retirer sa plaque. Avant, en temps normal, tout cela lui prend en tout, une vingtaine de minutes. Mais avec l’affluence et l’équipe surplace visiblement débordée par l’affluence, il était déjà évident que la célérité ne sera pas vraiment au rendez-vous. Les choses se sont davantage compliquées avec l’incivisme notoire de certains usagers en conflit avec la morale et les nombreux intermédiaires qui se sont incrustés dans le dispositif. Du coup, les files ne bougeaient plus. Une heure, deux, trois sans bouger d’un pas sous un soleil de plomb. Pas d’issue dans cet enfer où des aller et retour se font en incognito sans bruit, (chemise en main) à la grande satisfaction d’inconnus sortis de nulle part qui prennent leurs biens sans crier gare, au grand mépris de la foule statique. Au soir d’une journée passée sous le soleil, beaucoup d’usagers sont rentrés sans avoir les plaques de leurs motos. La question à la fin de ce supplice était : « Comment rentrer sans tomber dans les mailles de ces hommes en tenue camouflet définitivement impitoyables ? ». A côté de ce dysfonctionnement encouragé par les usages tordus qui ont la vie dur sous nos cieux, il y a la question du rapprochement des services d’immatriculation des usagers. Tout le Littoral et l’Atlantique s’est donné rendez-vous lundi à Cotonou. L’affluence notée s’explique également par cette forte concentration au niveau de la direction et de l’annexe de l’Agence nationale de transports terrestre. La relance de la stratégie réussie d’installation de postes tampon dans les arrondissements et mairie pourra véritablement permettre de désengorger l’antenne régional. Littoral et la Direction de l’Anatt. La première journée des formalités pour le processus d’obtention de plaque a été un calvaire, mais le premier responsable de l’Anatt Thomas Agbéva rassure.

 L’Anatt s’active

 Pour le Directeur de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt), Thomas Agbévo, les petits flottements notés seront corrigés sous peu. Il est revenu en détail sur les dispositions prises pour contenir facilement l’affluence et permettre une célérité au niveau des formalités. « Les collaborateurs sont mobilisés. Il n’y a plus de repos. Nous sommes là pour travailler jusqu’à 22 heures et même 23 heures. Il n’y a pas d’heure de repos. Je vais dédoubler et même tripler les équipes sur le terrain », a-t-il laissé entendre. Il a expliqué aussi la réduction de l’équipe par l’organisation des examens de permis de conduire. « L’opération est tombée à une période où nous sommes en train d’organiser les examens de permis de conduite sur l’étendue du territoire nationale. D’ici demain ou après-demain, les agents qui sont redéployés sur le terrain vont revenir et l’équipe sera renforcée pour que les usagers soient satisfaits. C’est notre devoir », a-t-il précisé.

 HA