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 Bio-Tchané 2Tous les indicateurs sont en ce moment au vert pour le président Abdoulaye Bio Tchané. Moins de deux mois après sa reconduction à la présidence du Conseil d’administration du Fonds africain de garantie, il était, hier mardi 21 juillet, l’un des invités de marque du Forum économique de Brazzaville (Congo), une initiative du magazine Forbes en Afrique. Les organisateurs ont eu recours à l’expertise de l’ancien Directeur Afrique du Fonds monétaire international pour présenter une étude sur l’intérêt d’une révolution mobile et numérique sur le continent.

Jamais avant lui, aucun Béninois n’avait eu l’occasion de prendre part à ce grand rendez-vous annuel des décideurs de l’économie mondiale. En 4 éditions du Forum économique de Brazzaville (Congo), Abdoulaye Bio Tchané en est à sa deuxième participation consécutive, en qualité d’expert. Cette année, devant plus de 300 personnalités composées de banquiers d’affaires, de chefs d’entreprises, et d’hommes politiques dont les Présidents des pays émergents du continent (Afrique du Sud, Kenya, Congo-Brazzaville, Sénégal, Gabon…), il a présenté les résultats d’une étude portant sur les Technologies de l’Information et de la Communication. C’était autour du thème : « La révolution mobile et numérique en Afrique : le saut qualitatif pour fournir des biens et services ». Comme c’est la règle chez lui, le Président de Alindaou Consulting International a fait très peu de place à la théorie et a laissé parler les exemples. Le choix du Congo pour abriter le forum économique n’est pas du tout fortuit. C’est un de ses fils, le jeune Vérone Makou, qui a été le premier africain à créer une tablette tactile avec les mêmes fonctionnalités que celles de Samsung ou de Apple, mais vendu deux fois moins chers sur le marché. Preuve que l’Afrique n’est pas en marge de cette migration numérique, qui est un atout majeur pour la sortir de la pauvreté. Son influence n’est pas encore très visible, mais elle passe difficilement inaperçue dans certains pays, qui l’ont très vite adoptée. « Au Kenya, afin de pallier le manque d’eau potable dans les banlieues, les populations peuvent ainsi acheter de l’eau potable par le biais d’une carte à puce, rechargeable par mobile money, entre autres. Elles choisissent la quantité d’eau voulue et valident leur transaction. Le prix est d’1/2 Shilling (ou 3 FCfa) pour 20 litres, contrairement aux 50 Shillings pour 20 litres pratiqués par les vendeurs ambulants ». Toujours dans ce pays de la corne de l’Afrique, le Mobile Banking permet aux détenteurs de téléphones portables d’effectuer des transactions financières. Aujourd’hui, 14 millions de Kenyans dont 75 % d’adultes y ont recours, pour un chiffre d’affaires mensuel de 7 millions de Dollars. Ces retombées économiques pourraient se généraliser à toute l’Afrique si ses dirigeants investissent dans le numérique, car elle pourrait améliorer qualitativement le quotidien des populations. A lui seul, Internet pourrait apporter 3 milliards de Dollars en gains annuels de productivité agricole, plus de 60% des Africains pourraient avoir accès à des services bancaires en 2025 et plus de 90% pourraient disposer d’un portefeuille mobile. De plus, les dépenses publiques d’éducation pourraient être rendues beaucoup plus efficaces grâce à un partenariat avec des Ong facilitant l’accès à des terminaux intelligents. Les gains de productivité pourraient atteindre de 30 à 70 milliards de Dollars sur la période 2013-2025. Internet peut améliorer l’efficacité des dépenses de santé, réduire le coût de traitement des maladies chroniques de 10% à 20%, enrayer la contrefaçon de médicaments de 80%, et faire gagner du temps au personnel infirmier. Les gains possibles liés à l’introduction des technologies de soins sont considérables : de 84 à 188 milliards de dollars, a soutenu l’économiste Abdoulaye Bio Tchané.

 Abdoulaye Bio Tchané défend la cause de la jeunesse africaine

 « La nouvelle génération d’Africains est dotée du talent et des opportunités pour créer, innover et utiliser les nouvelles technologies pour le rayonnement et le développement de nos pays. Nos gouvernements, universités et entrepreneurs doivent l’y encourager et l’accompagner ». Cette phrase introductive de la communication du président Abdoulaye Bio Tchané restera l’une des plus célèbres de l’édition 2015 du forum économique de Bazzaville de Forbes Afrique. Elle a sans doute marqué les esprits des participants. D’un côté, elle attire leur attention sur le fait que le développement du continent africain est avant tout l’affaire de la jeunesse et, de l’autre, traduit sa conviction personnelle qu’il faut donner la chance à cette couche d’exprimer la plénitude de ses potentialités. Partout où il est passé, Abdoulaye Bio Tchané a toujours plaidé en faveur de la jeunesse. Mieux, chaque fois où il a eu l’opportunité, il lui a tendu la perche, comme du temps de son passage à la tête de la Boad où il a complètement rajeuni le personnel et est parvenu à doubler le chiffre d’affaires de l’institution en trois ans seulement. C’est pourquoi, dans les perspectives de son exposé de ce 21 juillet à Brazzaville, l’ancien ministre de l’Economie et des finances du Bénin a exhorté les gouvernants africains et les décideurs économiques à mettre la jeunesse au cœur de tous leurs projets de développement pour le continent africain. Le souci de voir cette classe passer au premier plan de la croissance économique a motivé les échanges en tête à tête que Abdoulaye Bio Tchané a eus avec certains chefs d’entreprises pour les exhorter à investir au Bénin, un pays qui présente un bon environnement pour les affaires.

 Abdourhamane Touré

 Forbes Afrique, le rendez-vous des grands décideurs du monde

 Le forum Forbes Afrique est un rendez vous économique international, organisé par la version Afrique du célèbre magazine économique américain Forbes. Il réunit, chaque année depuis 4 ans déjà au Congo Brazzaville, des personnalités politiques, des banquiers d’affaires, des investisseurs, des patrons d’entreprise d’Afrique et du monde entier. La troisième édition, organisée l’an dernier, a connu la participation de 9 chefs d’Etat du continent et près de 200 personnalités de la finance internationale. Cette édition fut focalisée sur les « défis de la bancarisation en Afrique ». L’objectif de Forbes Afrique à travers ce forum est « d’ouvrir des portes » et d’impulser le développement du secteur privé africain. Cette année, ils sont plus de trois cent personnalités à y prendre part autour de la révolution du numérique en Afrique. Notre compatriote Abdoulaye Bio Tchané a eu le mérite de présenter les résultats de son étude sur la thématique.