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Le Dac Josué Azandégbé clarifie

Le Directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Josué Azandégbé, revient sur la sortie en fin de semaine dernière de Marie-Odile Attanasso par rapport aux frais d’inscription et de formation dans les universités publiques. C’est dans une interview exclusive qu’il a accordée à « Océan Fm », mardi 9 octobre 2018.

Océan Fm : Quels sont les changements qui sont intervenus pour ce qui est des frais d’inscription et de formation dans les universités publiques du Bénin ?

 Josué Koladé Azandégbé : Il n’y a aucun changement. C’est le statut quo pour la rentrée prochaine. Donc les coûts auxquels les formations étaient dispensées seront maintenus. Ceux qui sont assujettis au payement des frais d’inscription ou de formation, aussi bien dans les instituts et écoles que dans les facultés vont continuer à le faire et ceux qui ne le faisaient pas, c’est-à-dire, les non-boursiers, les non-secourus et les non-salariés dans les facultés vont continuer à ne rien payer.

 La gratuité qui est en cours actuellement pour cette dernière catégorie dont vous avez parlé ne pourrait-elle pas se généraliser comme c’était le cas il y a quelques années dans les facultés ?

En réalité, il n’y a jamais eu de gratuité. Depuis 2008 où nous avons malheureusement opté pour ce modèle économique, l’Etat, en amont, a toujours supporté ce que les étudiants devraient payer. Cela a occasionné un manque à gagner de près de 3 milliards chaque année, en termes de recettes que les universités auraient pu faire. Cet argent aurait permis par exemple de construire de nouvelles infrastructures, d’améliorer les équipements existants, de recruter du personnel enseignant. Toutes choses qui concourent à améliorer aussi bien les conditions de vie et de travail des étudiants que la qualité de la formation dispensée dans nos universités.

 Est-ce à dire que ce sont les rectorats qui ont demandé la hausse des frais d’inscription et l’application de frais de formation dans les facultés pour réduire le déficit dont vous parliez tantôt ?

Dans les discussions avec les universités, c’est vrai que nous avons fait des simulations dans ce sens là. Mais la décision qui a été prise aujourd’hui doit être vue sous deux angles. D’abord, le désir du gouvernement de rendre l’accès à l’université disponible à un plus grand nombre et en même temps s’assurer qu’une formation de qualité est dispensée. C’est ce binôme que nous essayons d’avoir, mais le gouvernement a décidé de surseoir à ce processus en attendant les résultats des études du conseil national de l’éducation qui justement dans ses attributions a compétence sur ces sujets. Laissons donc ce conseil faire son travail pour qu’une décision plus pérenne soit prise.

Propos recueillis par Woosung Guéli (Stag)