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abiolaDans quelques jours, la page de l’année 2016 sera définitivement tournée. Elle a été marquée par plusieurs faits aux plans politique, culturel, social etc. Approchés, des Béninois font une rétrospection.
« On ne peut pas dire que les universités sont au mieux de leur forme. Il y a beaucoup de préoccupations pour ne pas dire problèmes dans la plupart de nos universités, au regard du nombre d’étudiants qui augmentent chaque année. Lorsqu’une situation perdure, la suspension est l’une des solutions qui s’offraient au corps pédagogique de la faculté concernée, parce qu’il faut toujours séparer les aspects politiques des aspects académiques. C’est au pourrissement de la situation que la décision de l’invalidation de l’année a été prise. Quant à la suspension des 21 étudiants, ils ont frappé très fort, parce qu’ils auraient pu faire autrement. Moi, je suis certain que la carte universitaire que le président Boni Yayi a laissé aux Béninois, c’est la carte futuriste pour notre pays. Les dirigeants actuels ont pensé qu’il faut faire un resserrement. Laissons l’histoire apprécier.
Moi, j’ai entendu dire que c’est une suspension. Suspension, ce n’est pas la même chose qu’interdiction. Si c’est une suspension, je pense qu’une suspension veut dire qu’on dessine un certain contour pour sauvegarder les biens publics, parce que lorsque les étudiants se fâchent, il y a toujours de débordements qui se caractérisent par des casses de matériels, de véhicules, des violences corporelles. On ne peut pas accepter ça. Moi-même quand j’étais aux affaires, c’est un peu ce qui nous opposait fondamentalement aux étudiants. Si c’est une suspension, c’est pour définir de commun accord avec les étudiants un certain nombre de règles. Une université qui a environ cent mille étudiants, ce n’est pas le bon critère. La plupart des universités ont au maximum 20 ou 30 mille étudiants.