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campus-abiolaLe palais des congrès de Cotonou a servi de cadre dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 décembre dernier au conseil national des Forces Cauris pour un Bénin Émergent Fcbe. Les membres de cette alliance politique de la majorité présidentielle se sont rencontrés pour entériner le choix du premier ministre Lionel Zinsou, candidat unique désigné par le chef de l’Etat Boni Yayi pour lui succéder au palais de la Marina en Avril 2016. Les conciliabules qui ont duré plusieurs heures ont visiblement permis d’apaiser les cadors de ce regroupement qui étaient présents. Plusieurs leaders se sont prononcés à cette occasion sur le choix du premier ministre Zinsou débarqué au pays à six mois de la fin du dernier mandat de Boni Yayi. Le plus attendu a été le vice premier ministre d’État chargé de l’enseignement supérieur François Abiola puisqu’il ne s’est jamais prononcé sur a question, lui qui était pressenti à un moment donné comme l’un des dauphins du chef de l’État. Dans son adresse à l’assistance, on retient que Abiola est redevable à son chef Yayi, raison pour laquelle, il s’aligne finalement pour soutenir son choix en dépit des pressions qu’il subissait de la part de ses partisans. Abiola explique que s’il a pris part au conseil, c’est parce qu’il a réussi à convaincre la veille les siens qui voudraient qu’il se désolidarise de la barque Fcbe. « Peut être que si je n’avais pas réussi à faire une réunion hier à l’INFOSEC, je ne serais pas ici. Il fallait convaincre les uns et les autres que c’était le choix du Chef de l’État et que mon parcours avec le chef de l’état ne me permet pas de brouiller les cartes aux derniers moments » a-t-il lâché. Comme pour dire que la victoire n’est pas encore un acquis, François Abiola invite les autres membres des Fcbe à définir de vraies stratégies pour la conquête du pouvoir et surtout à être modeste sur le terrain en ne prétendant pas que Lionel Zinsou est le meilleur des candidats. « … attention à l’excès de confiance… Il s’agit maintenant de travailler, de convaincre les autres et surtout éviter de dire c’est le meilleur candidat, il n’a pas de tache, il n’a pas ceci, il n’a pas cela … Armons-nous de stratégies… ». Pour conclure sa déclaration il invite subtilement Lionel Zinsou à rester ouvert pour apprendre les réalités de l’Afrique en général et du Bénin en particulier. (Lire ci-dessous l’intégralité de son message)

Marcus Koudjènoumè

Message de François Abiola lors du conseil national des Fcbe

Chers militants vous savez que j’aurais bien voulu être à la place de LIONEL. Mes chers amis, on l’a dit plusieurs fois et j’aime la phrase de l’Honorable Abiba je cite « ce n’est pas un banc mais c’est un fauteuil ». Oui mes chers amis. Lorsque vous êtes candidat à un concours, ce n’est pas les mêmes résultats qu’on vous ramène que si vous allez à un examen. On le sait bien, un concours n’est pas un examen. Mais lorsque vous dites que vous êtes un candidat bien préparé, bien convaincu et qu’on vous donne le résultat que vous n’attendez pas, croyez-vous que quelqu’un qui reste convaincu et qui voulait ça, va se résoudre tout de suite ? Donc à chacun son rythme. On ne va pas se flatter. Toute ma vie n’a été qu’une vie de militant depuis la classe de 3ÈME. Lorsque vous pensez portez un idéal vous le faites avec des gens. Et dans chaque groupe, se trouvent des personnes modérées mais aussi des extrémistes. Lorsqu’une situation survient comme celle des résultats qui annoncent notre premier ministre, la première des choses à laquelle vous devez penser est comment apaiser les extrémistes de votre groupe pour ne pas aller dans le décor. Peut être que si je n’avais pas réussi à faire une réunion hier à l’INFOSEC, je ne serais pas ici. Il ne faut pas se leurrer. Mais dire les choses telles qu’elles se présentent, si vous êtes un homme de conviction. C’est donc cette réunion, que j’ai réussi à faire hier avec tous ceux qui pensaient que je pouvais être candidat. Cela n’a pas été facile. Il fallait convaincre les uns et les autres que c’était le choix du Chef de l’Etat et que mon parcours avec le chef de l’état ne me permet pas de brouiller les cartes aux derniers moments. J’aurais pu le faire depuis longtemps mais ce n’est pas au dernier qu’il faut faire cela. Le pouvoir est divin. Qu’on arrive à convaincre les extrémistes qu’il convient de regarder dans cette direction. C’est ce qui a été fait hier tard dans la nuit et c’est qui me permet d’être ici ce soir et de dire que ce choix est aussi le nôtre. Cela fait un petit moment que nous sommes en politique….ce que nous venons d’entendre dans cette salle, nous réjouit. Mais attention à l’excès de confiance. Pas d’excès de confiance. Il s’agit maintenant de travailler, de convaincre les autres et surtout éviter de dire c’est le meilleur candidat, il n’a pas de tache, il n’a pas ceci, il n’a pas cela… Ne blessons pas les autres. Parce que c’est dans l’urne que ça se passe et cinq minutes avant d’aller dans l’isoloir les choses peuvent changer. Prions donc Dieu. Armons-nous de stratégies. Nous devons travailler. Nous devons aller vers tous les autres. Nous devons trouver les mots d’apaisement. Monsieur le Président de la République, je le disais dans votre bureau l’autre jour qu’une alliance qui a 10 personnes qui veuillent vous succéder doit faire votre fierté. Je suis fier d’avoir travaillé à vos côté quoi que par moment, je me pose certaines questions par rapport à certaines de vos décisions. Mais globalement, je suis fier d’avoir travaillé avec vous. Monsieur Lionel. Il y a des choses que nous devons apprendre ensemble au Bénin et en Afrique. Monsieur le Président de la République je ne suis pas le Candidat désigné mais je suis solidaire du candidat désigné. Vive l’Alliance FCBE Vive le Bénin Je vous remercie