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Le dossier aménagement et bitumage des routes Zè-Tangbo et Ouègbo-Toffo confié à l’entreprise Ebomaf comporte des zones d’ombre. Pour y voir clair, le syndicaliste Jacques Ayadji invite la nouvelle législature à s’en saisir.

 « Je demande respectueusement aux députés de la 7ème législature d’interpeller le gouvernement sur ce dossier et de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour permettre à notre pays de faire l’économie d’un énième scandale sous le président Yayi Boni», affirme le syndicaliste dans l’un de ses derniers posts sur Facebook. A toutes les étapes de la procédure, argumente-t-il, il y a de sérieuses incohérences. Selon lui, les procédures d’attribution du marché à cette entreprise sont frauduleuses et dénuées de fondements juridiques. « Quelle est la procédure qui a permis de recruter cette entreprise qui a déjà du mal à exécuter les chantiers Parakou-Djougou lot 1 et Comè-Lokossa-Dogbo + Bretelle Zounhouè-Athieme : tous deux à lui frauduleusement attribués, sans oublier Bodjecali-Madecali-Illoua-Frontière du Nigeria», s’interroge le syndicaliste. Pour lui, il est en effet difficile d’attester de l’existence d’études préalables à l’exécution de ces marchés. De plus, il reproche à l’actuel Directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (Caa) de s’être invité dans le processus de prêt non autorisé par l’Assemblée nationale et non appuyé d’un avis juridique de la Cour suprême. Quant aux cadres du ministère des Travaux publics et de l’économie et des finances, il leur reproche d’avoir agi dans ces dossiers aux mépris des textes juridiques en vigueur.

 Une commission d’enquête parlementaire

 « Je voudrais dire aux différents cadres embarqués dans ce scandale d’aller lire les articles 19 et 35 de notre Constitution pour savoir qu’ils ont des armes constitutionnelles pour dire non à certaines instructions. Au-delà de ces dispositions, ils ont aussi leur conscience. Je les invite également à se rappeler de comment tous les ministres se dédouanent dans le scandale de l’eau qu’ils essayent tous de faire porter par le Coordonnateur du programme et ses collaborateurs. Je les invite aussi à se rappeler de la gestion du scandale du siège de l’Assemblée Nationale pour voir ceux qui ont eu à faire la prison. Je ne souhaiterais pas qu’ils soient seuls demain face à leur destin pour avoir exécuté des instructions illégales, fussent-elles du Chef de l’Etat en exercice. Je demande respectueusement aux députés de la 7ème législature, d’interpeller le gouvernement sur ce dossier et de mettre au besoin en place une commission d’enquête parlementaire », conclut Jacques Ayadji.