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GreveLa Confédération Générale des Travailleurs du Bénin attend un dialogue franc, sincère et constructif avec le gouvernement. Une occasion qui ne s’est pas encore vraiment présentée jusque-là, estime le 3eme secrétaire général adjoint de la CGTB invité sur Océan fm vendredi 4 mai 2018.

 Les travailleurs espèrent constater les efforts de l’exécutif pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Autrement, une nouvelle grève n’est pas à exclure, avertit Wilfried Gnonlonfin. Si la CGTB a opté pour la trêve, c’est pour sauver l’école réaffirme-t-il. Toutes les confédérations syndicales étaient unanimes sur la suspension du mouvement de débrayage, mais elles ne se sont pas entendues sur le moment et la manière, explique l’invité. Sans être péremptoire sur le sujet, Wilfred Gnolonfin a semblé dire que d’autres confédérations syndicales pourraient abandonner la grève ; leurs assemblées générales de la semaine statueront dessus.

La lutte en rang dispersé

La fête du travail a été célébrée dans un contexte où les travailleurs ne parlent plus le même langage face à une cause commune. Lors de la cérémonie de présentation des cahier de doléances, il y a eu quatre blocs face au gouvernement, chaque camp a fait part de ses préoccupations. Cependant l’union entre centrales et confédérations sera de retour, est convaincu Wilfried Gnonlonfin. Dans le secteur de la santé, le dégel est également attendu. Puisque le salaire de mars a été intégralement payé, les assemblées générales organisées par le collectif des syndicats de la santé pourraient déboucher sur la suspension de la motion si le gouvernement n’opère pas de défalcation sur le salaire du mois d’Avril poursuit-il. Concernant le secteur « éducation », une bonne partie des enseignants a repris le chemin des classes. Il y a toujours des mécontents mais tous les enseignants vont reprendre, a laissé entendre le 3ème secrétaire général adjoint de la Cgtb. Toutefois l’épée de Damoclès plane toujours.

Le monde syndical a besoin de réformes

Wilfried Gnonlonfin déplore le manque de formation des syndiqués au niveau de certaines centrales et confédérations syndicales. C’est ce qui explique la cacophonie qui s’observe dans l’univers syndical aujourd’hui. L’invité de l’hebdo de Océan fm qui a, par ailleurs, reconnu que certains syndicalistes versent dans les injures quand ils s’adressent au gouvernement. Non sans faire remarquer que les professionnels des médias ne revendiquent pas leurs droits.

Source : Rédaction Océan Fm