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conseil-des-ministresDans la dynamique de la mise en œuvre de la réforme de fusion de la Police et de la Gendarmerie nationales, le gouvernement a autorisé la transmission à l’Assemblée nationale des textes de la création de la force unique de sécurité. C’était au cours du Conseil des ministres du 18 octobre 2017.

Annoncée pour être effective dès le 1er janvier 2018, la fusion entre la police et la gendarmerie nationales est en bonne voie. Après la transmission du rapport de la commission chargée de l’étude de faisabilité et des modalités de fusion des deux corps le 18 juillet 2017, au président Patrice Talon, le gouvernement a enclenché le processus par la transmission à l’Assemblée nationale des projets de loi élaborés à cet effet. Il s’agit des projets de loi portant création de la police républicaine et celui portant statut spécial de la Police républicaine. Ces deux textes seront envoyés au Parlement pour vote dans les tout prochains jours pour vote. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres du 18 octobre 2017. Sauf un cataclysme de dernière minute, les députés apporteront leur caution à cette réforme du gouvernement du président Patrice Talon. Ainsi, la fusion des deux corps sera effective le 1er janvier 2018. Créée le 26 octobre 2016 par décret pris en Conseil des ministres en effet, la commission chargée de l’étude de faisabilité et des modalités de fusion de la police et de la gendarmerie nationales en vue de la création d’une force unique de sécurité, transmis, le 18 juillet 2017, au président Patrice Talon, a été initiée pour plusieurs raisons. La menace sécuritaire et la pluralité du commandement qui ne rendent pas très efficaces la Police et la Gendarmerie nationales sont les plus essentielles. La Police républicaine sera donc opérationnelle, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du Bénin.

 Point d’inquiétude sur la faisabilité

 S’il est vrai que sur le plan national, la commission composée de douze membres et présidée par le général Félix T. Hessou recommande que cette force unique de sécurité soit communautaire, il n’en demeure pas moins vrai que sur le plan international, la force unique de sécurité annihilera les menaces sécuritaires à savoir le terrorisme, la cybercriminalité, le trafic de drogue et de substances illicites de tous genres,, en bande organisée dont les modes opératoires sont de plus en plus sophistiqués. L’initiative est louable, mais suscite des questionnements dans le rang des forces en fusion. Il s’agit des préoccupations relatives à la gestion des carrières des personnels des deux prochaines forces et la conduite des phases de transition. Ces considérations sont prises en compte par la commission Hessou qui a prévu des mécanismes d’harmonisation et d’équivalence des grades en vue de leur reconnaissance au juste mérite. Cette commission qui avait pour missions d’analyser la pertinence de la réforme, de recenser et d’évaluer les dispositions à prendre, le cas échéant de proposer des textes législatifs et réglementaires devant consacrer ladite réforme et les présenter au Chef de l’Etat, puis, au besoin, élaborer les projets de lois sur la modification du statut spécial des personnels des forces de sécurité publique et assimilées et la composition des forces armées béninoises a annexé six avant-projets au rapport. Le processus est véritablement enclenché par la volonté du gouvernement de transmettre à l’Assemblée nationale les projets de loi instituant cette force unique de sécurité.

Odi I. Aïtchédji