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FERNAND-A;La décision de fusionner la Police et la Gendarmerie nationales n’a pas laissé indifférent l’ancien chef d’Etat major général des forces armées béninoises Fernand Amoussou. Sur sa page facebook, il a exprimé son soutien au gouvernement pour cette décision qui, selon lui, est une exigence et un gage d’efficacité dans le contexte sécuritaire actuel.

Le Général Fernand Amoussou, après 8 mois de silence, s’est affranchi de ses réserves pour se prononcer sur les réformes sécuritaires en cours dans le pays.

A travers une réaction sur sa page Facebook, hier, l’ancien chef d’Etat major général des forces armées béninoises a apprécié la fusion en vue de la Police et de la Gendarmerie

 » Le sens de l’Etat et de la responsabilité m’impose une certaine réserve sur les questions d’actualité. Toutefois, je m’affranchis de cette position de réserve pour apporter mon plein soutien à la décision du Président Patrice Talon de procéder à la fusion de la police et de la gendarmerie.

La police et la gendarmerie effectuent de la même façon, et toujours dans le respect des principes républicains, les missions de protection des personnes et des biens, de prévention de la criminalité et de la délinquance, de police administrative, de recherche de renseignements, de maintien de l’ordre public… Cette similitude dans les activités amène à s’interroger sur le fondement de leur différenciation.

Par ailleurs, le partage de zones d’implantation s’est progressivement estompé au fil de l’urbanisation des zones rurales.

Il reste la différence de statuts, militaire pour la gendarmerie et paramilitaire pour la police. La mise à disposition du ministère de l’intérieur de la gendarmerie contribue à atténuer cette différence. De plus, Au Bénin, et ce depuis la période révolutionnaire, ces deux forces présentent une grande similitude dans les formations et l’évolution des carrières. Peu de choses différencient ces deux entités.

Et puis, le Bénin est un pays aux moyens limités et une rationalisation des ressources permettrait de gagner en efficacité.

« Mon verre n’est pas grand, mais je bois dans mon verre » avait opportunément écrit Alfred de Musset.

Dans tous les cas, les Béninois espèrent et attendent des forces de sécurité une cohérence et une unité dans l’action. Travaillant avec la même fierté et le même courage, Policiers et Gendarmes se doivent d’abandonner les singularismes hérités du passé et s’engager pleinement dans ce processus dont ils doivent être les principaux acteurs.

La fusion police-gendarmerie est une exigence et un gage d’efficacité dans le contexte sécuritaire actuel. Cette décision s’inscrira dans les annales de l’histoire moderne des pays francophones.

Fernand Amoussou