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Marcelline-Aboh
Marcelline Aboh a manqué de soutien

Ils sont rangés au placard, une fois au soir de leur carrière. Ils passent même des jours difficiles sans le moindre copeck. Toux, crise cardiaque, cancer et autres maladies sont les maux qui les rongent. Pourtant, ces artistes ont hissé haut la culture béninoise de par leur art.

Le dimanche 20 août 2017, l’amazone Marceline Aboh alias « Détin bonsoir » quittait ce monde. Figure emblématique du théâtre béninois, elle a vaillamment servi son pays par des productions de hautes factures appréciées de tous.  Elle a réalisé plusieurs albums sous le couvert de la troupe « Les Echos de la capitale ». Chose curieuse, au cours de la période tumultueuse qu’elle a traversée, elle n’a eu aucun soutien, sauf celui de sa famille et autres personnes de bonne volonté. Pourtant, l’on reconnait l’immensité de son talent. Comme elle, ils sont nombreux ces artistes à passer de sales moments après leur période de gloire. Ils ne vivent en réalité que de dons. D’autres à la limite, quémandent ne seraient-ce pour survivre. Mais,  il faut rappeler que les  responsabilités sont partagées. Les artistes eux-mêmes ne se préoccupent point de leur retraite. Ils passent le clair de leur temps à s’offrir de luxueux plaisirs. Les femmes artistes connues sous le vocable « artistes sans maris » s’adonnent à des pratiques malsaines. C’est un méli-mélo qui s’observe. Après s’être proprement amusé au cours de leur carrière, la retraite ne peut qu’être difficile. Pas d’accompagnement ni de scènes. Les artistes doivent se prendre d’abord au sérieux avant que l’Etat ne puisse assainir le milieu et mettre en place des politiques d’accompagnement. Ceci, en accordant par exemple des subventions mensuelles ou annuelles aux artistes qui le méritent, ceux-là qui ont véritablement travaillé à hisser haut le drapeau national sur le plan musical.
 
Spéro Ahoussinou
(Coll)