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Au dernier conseil des ministres, il a été décidé de la destruction des affiches des candidats à la présidentielle de février. L’Exécutif se fondant sur le fait que l’occupation des espaces publicitaires avant le démarrage de la campagne porte des germes de trouble à l’ordre public, en a décidé ainsi. Mais quel est l’avis personnel du premier ministre Lionel Zinsou qui a une culture démocratique de la métropole ?
Beaucoup d’actes se posent actuellement pour contenir les velléités et troubler la visibilité des adversaires de Lionel Zinsou à la présidentielle. De tels agissements proviennent de la part des membres du gouvernement qui ne respectent non plus les règles du jeu. Tous les ministres, sous le prétexte de leurs activités sectorielles abusent des moyens de l’Etat pour battre campagne. Le premier ministre lui-même collectionne en ce moment dans sa garde-robe les draps traditionnels qu’utilisent les dignitaires royaux ainsi que de crosses des artistes musiciens traditionnels. Il collectionne aussi des clés de ville à l’instar de celle de Parakou, sous le couvert des activités gouvernementales. Les véhicules immatriculés de plaques bleues ou de plaques rouges sont mis à contribution pour le transport de ces effets et accoutrements. Mais puisqu’en politique, et particulièrement en période électorale, la visibilité compte pour beaucoup, les autres candidats ont préféré louer les espaces publicitaires pour se faire voir. Une activité d’un candidat est systématiquement rendu publique par des supports de communication que sont les affiches. Une telle attitude concurrence déloyalement les posters du président Yayi Boni qui, en dix ans, a infligé aux habitants de Cotonou l’obligation de contempler ses images. Or aujourd’hui, il est loisible de contempler autre chose. C’est peut-être l’une des colères ulcéreuses qui rongent le patron. En conséquence, il a ordonné la destruction de toutes les affiches. De la même manière, le pasteur Elvis Dagba serait aussi dans le viseur du chef de l’Etat. Il serait persécuté pour avoir déclaré son soutien au candidat Patrice Talon. Mais comment le premier ministre Lionel Zinsou apprécie-t-il un tel acte ? L’enseignant des sciences économiques a une culture française. Celle qui prône le respect de la démocratie et de l’Etat de droit. Tout le monde sait que la France est un pays de valeurs sur le plan démocratique. En dehors de sa politique étrangère, parfois suicidaire pour les pays du tiers-monde, la France est un exemple de pays de droit. Comment Lionel Zinsou peut-il vivre tout ce qui se passe et ne dit rien ? Un adage ne dit-il pas que qui ne dit rien consent ? Lionel Zinsou acceptera encore pendant combien de temps les brimades et bricolages contre la culture démocratique ? L’école à laquelle s’est inscrit le banquier international n’est pas la bonne. Ne vaudrait-il pas mieux, pour l’honneur, de jeter l’éponge ?
Jean-Claude Kouagou
Fcbe-Prd-Rb, un tonneau vide qui fait du bruit
Le chef de l’Etat et sa troupe sont aux abois. Après avoir célébré à cœur joie la concrétisation de leur alliance Fcbe-Prd-Rb, les choses ne vont pas pour le mieux. Ce qu’ils se sont empressés d’appeler « machine de guerre » ou encore « rouleau  compresseur » pour réaliser le KO, tourne à contre régime. La machine a du mal à prendre en dépit de tous les moyens financiers et institutionnels de l’Etat mis à la disposition du candidat de l’alliance, Lionel Zinsou. Yayi Boni commence par prendre peur et multiplie des actes d’intimidation à l’endroit de ceux qui se réclament candidats de la rupture avec son système. Les agissements du président de la République (menaces, intimidations, persécution) montrent que le camp présidentiel et ses alliés ne sont pas sereins. Ceux qui estimaient que la compétition est gagnée d’avance en compte sur des données  arithmétiques (Fcbe+Prd+Rb)= Ko, changent d’avis. Car, l’alliance  conclue pour masquer le complot en préparation n’est qu’une coquille vide. Les Fcbe ne pèsent plus grand-chose après le ralliement de nombre de ses ténors, (Rachidi Gbadamassi, Sacca Lafia, Sofiath Shanou, Marcel de Souza, Alexandre Hountondji, Karimou Chabi Sika, Nassirou Bako Arifari, El-hadj Issa Azizou) à d’autres camps. Dans l’espoir secret de palier ces départs, Yayi Boni a conclu un accord avec le Prd et la Rb. Mais c’était sans compter avec la résistance et les réactions de désapprobation enregistrées dans les partis concernés. Adrien Houngbédji est en conflit avec sa base qui refuse de le suivre dans son choix. Les échos lui sont parvenus. Il a dépêché le porte-parole du parti et maire de  Sèmè Podji afin qu’il demande pardon pour le choix maladroit. Léhady Soglo est en difficulté. Les militants Rb ne se retrouvent pas à travers son choix. En conséquence, l’alliance est un  tonneau  vide qui fait du bruit. Yayi Boni en est conscient.
A.T