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Charles-TokoFace à la polémique qui enfle quant à la disparition d’engins lourds de la Municipalité de Parakou, le maire a rompu le silence.  C’était le vendredi 28 septembre 2018 à l’occasion de la 3ème session ordinaire du Conseil municipal.

« Il n’y a pas disparition d’engins lourds de la Municipalité de Parakou ». C’est en substance l’information capitale que le maire Charles Toko, a voulu partager avec ses conseillers vendredi 28 septembre 2018 lors de la 3ème session ordinaire du Conseil municipal. « Quand les gens ont vu que le matériel a disparu ici, ils n’ont plus cherché à savoir où se trouve le matériel », a, ensuite laissé entendre le maire, un peu comme pour dire à ceux qui radotent sur les réseaux sociaux qu’ils n’avaient pas droit à la parole puisqu’ils n’ont pas mené les enquêtes. «Allez leur dire que tout le matériel se trouve à la voirie », a-t-il déclaré. Selon les explications de l’édile de Parakou, si les engins des travaux publics sont garés à la voirie, c’est pour des  raisons de sécurité d’une part, et d’autre part,  pour asseoir une gestion transparente. Car, pour avoir été dupé par un contrôleur natif de Parakou, la mairie mise désormais sur une compétence extérieure en vue de la gestion efficiente de ces machines acquises à grands frais. « On avait recruté un contrôleur pour un contrat de trois mois. Il est chargé de contrôler les mouvements des bernes en activité. Malheureusement ce contrôleur, bien qu’il soit originaire de Parakou, s’est entendu avec les chauffeurs et, ensemble, ils ont détourné plus de 130 voyages. C’est pour vous montrer la complexité de la gestion des engins lourds », a confié le maire. Dans ce contexte, Charles Toko, préoccupé par la mobilisation des ressources propres au profit de la mairie pour la réalisation de ses ambitions de développement, a pris d’autres mesures afin d’éviter les fuites de capitaux. « Nous avons décidé de louer désormais nos matériels à quelqu’un qui veut l’utiliser pendant cinq jours au moins. Dans ce cas, la personne loue l’engin avec le porte-charre et le ramène aussitôt après usage. Sinon, on va travailler pour les autres. Ils vont se remplir les poches et la Commune n’aura rien », a fait remarquer l’autorité municipale qui appelle ses administrés à plus de retenu.

 Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)