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Inondation-à-Cotonou28,07 Km de collecteurs, 7,27 Km de matelas-gabions pour protéger les berges et la remise en état de trois bassins de stockage afin de réduire la propagation de maladies vectorielle et d’origine hydrique pour 168.000 bénéficiaires. C’est le but de la dotation de 100 millions de dollars que l’Association internationale de développement (Ida) a accordé au Bénin par l’entremise de la Banque mondiale dans le cadre de la lutte contre les inondations. Lire le communiqué.

 Communiqué de presse

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un crédit de l’Association internationale de développement (Ida) d’un montant de 100 millions de dollars afin de soutenir les efforts entrepris par le Bénin pour réduire les risques d’inondation dans un certain nombre de zones de la ville de Cotonou et renforcer la gestion et les capacités municipales en matière de résilience urbaine.

Le Projet de gestion des eaux pluviales et de résilience urbaine a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des habitants de la capitale béninoise en réduisant leur exposition et leur vulnérabilité aux risques d’inondation ainsi qu’aux risques d’appauvrissement qui en découlent. Il permettra également d’améliorer l’administration des ressources et des infrastructures municipales et la gestion des zones inondables. Le projet financera la construction de 28,07 km de collecteurs et de 7,27 km de matelas-gabions pour protéger les berges, ainsi que la remise en état de trois bassins de rétention totalisant un volume de stockage de 431 698 m3, ce qui permettra de réduire les conséquences d’inondations périodiques et la propagation de maladies à transmission vectorielle (paludisme) et d’origine hydrique au profit de plus de 168 000 bénéficiaires.

« Les inondations sont un fléau récurrent à Cotonou, et elles causent des dommages importants à la population. Ce projet vient renforcer les actions déjà entreprises par la Banque mondiale pour limiter les problèmes causés par les eaux pluviales dans cette ville », souligne Katrina Sharkey, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.

Le projet de la Banque mondiale fait suite à une table ronde multidonateurs organisée en janvier 2018 par le gouvernement béninois afin de donner le coup d’envoi du Programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou (Papc), une initiative financée par six bailleurs de fonds. La contribution de la Banque financera trois des 34 bassins concernés par le Papc. Parce qu’il promeut une gestion intégrée des risques d’inondation, le projet appuie une démarche systémique et globale pour l’amélioration du réseau d’assainissement de la capitale béninoise qui prend en compte à la fois le système d’assainissement et les bassins individuels, alliant ainsi les enjeux de l’aménagement urbain, de l’eau et de l’environnement.

Il s’inscrit dans la continuité d’une précédente opération, le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu), qui avait pour objectif d’améliorer l’infrastructure et d’atténuer les effets des inondations sur l’environnement dans l’agglomération de Cotonou, tout en améliorant les moyens de prévention du pays. Le Pugemu avait permis l’élaboration, en 2015, d’un schéma directeur pour l’assainissement qui a servi de base aux autorités pour orienter leurs choix d’investissement pour ce projet et capitaliser sur les fondations posées par les opérations précédentes pour renforcer les capacités en matière de planification, de mise en œuvre et de suivi des services municipaux essentiels.

Le projet approuvé aujourd’hui s’inscrit en outre dans la lignée du Projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Paurad), qui vise à accroitre l’accès aux services urbains et à améliorer la gestion urbaine dans dix villes du Bénin (dont Cotonou) grâce au développement d’infrastructures d’assainissement des eaux pluviales.

 Mieux connaître l’Ida

 L’Association internationale de développement (Ida) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’Ida est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 75 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,5 milliard de personnes. Depuis sa création, l’Ida a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 54 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Washington,

le 23 mai 2019