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MINISTRESDepuis le 22 juin 2017, le second compact du Millenium Challenge Account (MCA-Bénin II) est entré dans sa phase opérationnelle. Jeudi à Cotonou, une étude d’évaluation des matières dangereuses liées à l’électricité a été lancée. Le 2e compact du Millenium Challenge Account (MCA-Bénin II) est en marche. Selon son Coordonnateur intérimaire, tout sera fait pour la consommation totale de ce don de la partie américaine. Ce qu’il justifie d’ailleurs par le lancement d’une étude visant à évaluer les matières dangereuses liées à l’électricité. Christophe Dagbégni a indiqué que certains sites de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) sont concernés. Par conséquent, il a mis Antea Group-Seat Consult, adjudicataire de l’étude qui va durer neuf mois, face à ses responsabilités et à ses devoirs contractuels.

Environnement sain et sécurisé

Pour sa part, le Directeur-résident adjoint du Millenium Challenge Corporation (MCC) a rappelé que MCA-Bénin II est exclusivement dédié au secteur de l’énergie électrique. Avec en toile de fond quatre grands projets que sont : Réformes politiques et institutionnelles, production de l’énergie électrique, distribution de l’énergie électrique et accès à l’énergie hors-réseau. Mais, il se trouve qu’un principe cher à l’Etat américain, principal artisan de l’accord de don de 275 millions de dollars US – ajoutés aux 28 millions Dollars US de l’Etat béninois – voudrait que cet argent soit utilisé dans un projet qui tienne compte du respect de l’environnement, de la santé et de la sécurité. Et c’est dans ce cadre que cette étude d’évaluation des matières dangereuses liées à l’électricité est envisagée afin que le travail se fasse dans un environnement sain, a expliqué Christopher Davis. Il a salué l’engagement du Gouvernement béninois, et souhaité que la même détermination soit observée dans d’autres secteurs.
Prenant la parole, le ministre en charge de l’Energie a estimé que ce programme du MCA Bénin II est en parfaite adéquation avec le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2016-2021) dans son volet électricité. Car, « l’ambition du gouvernement du Bénin est de rendre l’énergie disponible aux populations dans un environnement sain et sécurisé », a laissé entendre Dona Jean-Claude Houssou. Or, pour lui, « il existe des conditions de contaminations reconnues, y compris des fuites et des déversements d’huile de transformateur, de lubrifiant et de combustible sur bon nombre de sites dans notre pays, et en particulier à la Sbee… Avec des risques de présence polychlorobiphényles (PCB) dans les équipements en exploitation ou mis au rebut, présentant ou non des fuites, dans l’huile diélectrique stockés et dans les sols et eaux contaminés ».

Vue d'ensemble des participants à l'étude
Vue d’ensemble des participants à l’étude

 

Initier des mesures pertinentes et applicables.

Par conséquent, le consultant a une lourde responsabilité puisque sa mission consiste à déterminer la nature et la portée de la contamination, la caractériser, évaluer les risques associés sur la santé et la sécurité du personnel, des habitants et riverains des sites, élaborer à court terme un plan spécifique de remédiation, proposer des solutions à long terme pour la décontamination des équipements, la gestion de l’élimination des PCB, la dépollution et la gestion des sols contaminés etc. Mieux, le ministre en charge de l’Electricité a pris l’engagement de rendre plus dynamique la cellule environnementale de son ministère pour « un suivi plus rigoureux de la prise en compte de l’environnement et du social… ». Pour finir, Dona Jean-Claude Houssou a remercié au nom du président Patrice Talon tous les partenaires au développement. Comme à son habitude, il a insisté sur le renforcement des capacités du personnel sans lequel rien de consistant et de durable n’est possible.
C’est le ministre du Cadre de vie et du Développement durable qui a lancé officiellement les travaux. A son tour, José Didier Tonato a insisté sur l’importance de l’étude qui doit permettre d’avoir une idée globale de la situation. Car les déchets dangereux sont dans tous les départements du Bénin. Or, faute de données fiables, très peu de personnes en prennent conscience, déplore-t-il. Tout comme son collègue en charge de l’énergie, il a convié les participants à des réflexions qui permettent d’élaborer des propositions et recommandations pertinentes et applicables.