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transporteurs fret
Les transporteurs sont montés au créneau hier mercredi 24 août à Cotonou

Les transporteurs qui interviennent dans le secteur portuaire étaient, hier face à la presse. Tous autant qu’ils sont, ils ont dénoncé la gestion du fret par leurs responsables syndicaux et invité le ministre des Infrastructures et des transports à se pencher sur la situation afin que cesse l’injustice qui s’observe depuis peu. 

Pour les conférenciers, « le

1/3 du fret destiné aux transporteurs béninois au niveau du port n’est pas pour les syndicats. La répartition des marchandises en transit vers les pays de l’hinterland doit se faire entre tous les transporteurs ». Mais au lieu de se consacrer à leur mission qui est de veiller à la transparence dans la gestion du Fret, expliquent-ils,  les responsables syndicaux ont décidé de prendre en otage l’activité, eux-mêmes, et l’exercent seuls. La situation  que traverse actuellement le secteur des transports crée d’énormes préjudices à l’économie nationale. Selon les explications de El Hadj Garba

 

Yaya, les syndicats sont devenus des distributeurs de fret et la répartition se fait entre eux, à la tête du client. Cet état de choses pénalisent tous les autres transporteurs béninois qui interviennent au port de Cotonou.

« Alors que le port traverse actuellement une situation difficile du fait de la dépréciation de la monnaie nigériane, le Naira, et qu’il faut redynamiser les activités portuaires  pour une impérieuse compétitivité de cette structure qui, en fait, est le poumon de l’économie béninoise, ces syndicalistes ont fait croire au Gouvernement que la mise en service du Bureau de fret va faciliter les chargements au Port de Cotonou. Ce qui est archi-faux », selon le porte-parole Marcellin Tonon. De ses dires, on retient que « leur stratégie, c’est de bloquer les chargements au Port afin de conduire le Gouvernement à l’échec dans la mise en œuvre des réformes portuaires ».

A l’endroit du ministre des Infrastructures et des transports, les transporteurs ont rappelé que ceux qui gèrent aujourd’hui le fret et se distribuent les marchandises ne sont rien d’autres que ceux qui avaient combattu Patrice Talon et le Pvi avant de le traiter de tous les noms d’oiseau lors de la campagne électorale. « Comprenez qu’il est alors normal que nous qui sommes les artisans du « Nouveau Départ », tirons la sonnette d’alarme pour mettre hors d’état de nuire les auteurs des basses manœuvres contre le régime… C’est inconcevable que les mêmes qui ont combattu le président Talon dans la mise en œuvre du Programme de vérification des importations de Nouvelle génération se repositionnent pour dicter leur loi à toute une corporation. Impossible aujourd’hui de charger des camions au port sans passer par eux. Ils sont à la fois transporteurs et commissionnaires alors que le transport constitue une activité libérale. Les importateurs ne sont-ils pas libres de confier leurs marchandises à qui ils veulent ? », S’est indigné, une fois encore, Marcellin Tonon. Pour rien au monde, a précisé El hadj Garba, le secteur des transports ne saurait être pris en otage par un groupuscule de  transporteurs qui ne visent qu’à défendre des intérêts personnels au détriment de ceux de toute une corporation et par extension de tout un peuple. « Mais nous, nous n’allons pas les laisser conduire le Gouvernement dans des erreurs pour qu’après le peuple se soulève contre le Président de la République, son Excellence Patrice Talon », a conclu le transporteur Tonon.

Abdourhamane Touré