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Patrice-Talon2018
Patrice Talon est prêt à tout pour redresser le Bénin

Depuis son accession au pouvoir, le président Patrice Talon touche des dossiers qui fâchent. En 24 mois de gestion, il a bousculé les habitudes dans l’optique de rendre fort le pouvoir d’Etat et d’en découdre avec la voyoucratie qui a longtemps affaibli la gestion des gouvernants. De ce fait, le président Patrice Talon est l’homme des situations difficiles et s’apparente à un « fou » que la République attendait.

Monseigneur Isidore de Souza, de vénérée mémoire disait qu’il faut un fou pour diriger le Bénin. Il est enfin là. Son nom, c’est Patrice Talon. Elu en mars 2016, il tente depuis deux ans de soulever les montagnes. Là où tous ses prédécesseurs ont échoué sur la mise en œuvre du nouveau découpage territorial, il est passé à l’opérationnalisation de la loi. Les douze départements disposent désormais de chefs-lieux et de préfets. Dans le domaine de la lutte contre l’impunité, il avait déclaré à l’occasion de son serment qu’il est « prêt tout de suite et maintenant ». Depuis peu, les auteurs de malversations sont poursuivis sans ménagement. Les exemples sont légion. Or, à quoi a-t-on assisté depuis le début du renouveau démocratique ? La gestion, somme toute calamiteuse du pays depuis 1991, et particulièrement depuis 1996, plus encore de 2006 à 2016, avait conduit nombre de Béninois à souhaiter soit une révolution, soit l’avènement d’un « Fou » à la Sankara, à la Rawlings ou à la Kagamé, pour discipliner enfin les citoyens, redresser le pays et asseoir les bases d’un réel développement. Le règne de ces personnalités du continent a permis de nettoyer l’écurie pour mettre leurs pays sur la voie du développement. Pour ces raisons, nombre de Béninois sont admirateurs de l’œuvre de Thomas Sankara et de Johny Rawlings. Ils le sont aujourd’hui de Paul Kagamé et de Vladimir Poutine. Mais tous patriotes qu’ils sont, ceux qui appelaient de leurs vœux l’avènement d’un « fou », n’étaient pas toujours conscients du prix à payer. C’est pourquoi, durant les premiers mois, beaucoup ont été déroutés. Le choc ou le réveil était trop brutal pour eux.C’est que le « fou » est arrivé et est à l’œuvre. Désormais, son action ne laisse personne indifférent. Même ses détracteurs les plus infatigables savent désormais reconnaître qu’il est différent de ses prédécesseurs. Ils reconnaissent sous cape qu’à bien des égards, les lignes bougent dans le bon sens et que le pays se porte mieux.

 Plus rien n’est comme avant

 Le Nouveau départ prend ses marques. Le tout, sans s’embarrasser de slogans ni d’exhibition politicienne. La rigueur est imprimée à l’action publique. La méthode aussi. Les sanctions sont infligées pour remettre de l’ordre dans la maison et cela commence à produire des effets. Exemple, il y a une dizaine de jours, un cadre pressé par une course, brûle les feux tricolores. Il se fait arrêter par un policier. Il entreprend de convaincre celui-ci de le comprendre et lui tend un billet de 5000F. L’intéressé, sans se laisser impressionner, refuse de prendre le billet et rétorque qu’il ne veut pas de problème. Finalement, le cadre s’en sort tout en rangeant son argent dans sa poche. Comment expliquer cette attitude vertueuse du policier ? Simplement par l’action du gouvernement qui ne laisse plus prospérer l’impunité. La détermination du gouvernement sur ce terrain est d’ailleurs illustrée par les nombreux dossiers déférés devant les tribunaux, et par le dernier du genre, portant sur la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. En allant exposer à la représentation nationale et aux yeux de tous, l’immensité du scandale, le gouvernement a certainement voulu prendre date, pour dire qu’il agira dans ce dossier comme il le fait pour d’autres. On ne doit donc pas s’étonner si dans les prochains jours, la justice était saisie de ce rapport. Sur ces observations, s’il y a une chose à souhaiter, c’est que le président Talon ne se laisse pas distraire par les querelles politiciennes, ni par les envies de populisme qui peuvent naturellement le traverser. C’est à ce prix seulement qu’il remportera et fera remporter au pays une réelle victoire sur les démons de la facilité, des compromissions et des approximations.

 JPM