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routes fotoLa route est le mode de transport le plus utilisé au Bénin. Selon les statistiques, 80% du trafic voyageur emprunte les routes. Cela explique pourquoi de lourds investissements sont consentis par les différents budgets de l’Etat pour l’entretien du système routier. Malheureusement, beaucoup de routes au Bénin, sont encore dans les états défectueux, avec parfois des nids de poule qui les rendent impraticables.  C’est dans le but de garantir un service plus acceptable et sécurisé aux usagers, que le ministère des Infrastructures et des transports, met les bouchées-double pour maîtriser l’entretien des 6000 km du réseau national. Dans cette optique, les jeunes cadres recrutés au ministère des Infrastructures et transports, suivent depuis mardi 6  février 2018, une formation de mise à niveau au Centre de formation des transports et des travaux publics à Akpakpa à Cotonou. La session financée par le Fonds routier, durera 12 jours, et permettra aux cadres de la Direction générale des infrastructures (Dgi) et ceux des Divisions territoriales des infrastructures et des transports (D.t.i.t) de mieux s’imprégner des difficultés que rencontre le système d’entretien du réseau routier. Passation des marchés d’entretien routier ; sécurité routière dans l’exécution des travaux d’entretien ; classification du réseau routier ; inspection et suivi du réseau routier ; différents types d’entretien routier ; la gestion des aspects environnementaux : ce sont les différentes thématiques autour desquelles se feront les échanges. Pour Jacques Ayadji, Directeur général des infrastructures, le défi à relever est  de garantir aux usagers de la route plus de  confort. Or, dénonce-t-il, « l’entretien du réseau est malade ». Pour lui, il faut accorder d’attention à la « maintenance de l’existant ». Car, ajoute-t-il, il faut réussir l’entretien de ce qui existe d’abord. Car, laisser se dégrader les routes qui existent, c’est investir inutilement, et recommencer les mêmes efforts.  Pour lui, les lourdeurs administratives doivent être aussi  levées. Car les retards observés dans les passations des marchés de l’entretien du réseau routier,  causent plus de dégâts et enfoncent plus les dégradations.

 JPM