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Le coton béninois retrouvera ses lettres de noblesse sous peu

Les nouvelles sont bonnes. Le coton béninois retrouve ses performances d’antan. Les acteurs ont le sourire. Les prochaines années risquent de porter le Bénin en tête de peloton comme il l’a été par le passé. La tournée de  l’équipe de l’Association interprofessionnelle de Coton (Aic) et du ministère de l’Agriculture dans les Collines a permis de s’en convaincre. Cependant, il reste à faire pour une gestion efficace de la filière. C’est à ce titre que  la réorganisation de l’Aic devient un impératif, souligné par les acteurs.   

Par rapport à la mise en place des instants et quelques aspects liés à l’organisation de la filière, l’équipe de l’Aic s’y attèle déjà. En effet, l’héritage laissé dans ce domaine a été ahurissant. Selon les déclarations des producteurs, il y avait eu par le passé,  assez de difficultés dans la mise à leur disposition des intrants. Sur les 11 sociétés retenues pour livrer les intrants, seul 2 ont pu honorer leurs engagements. Face à toutes ces difficultés, il est apparu nécessaire de procéder à une réorganisation totale des structures intervenant dans la filière que sont : les égreneurs, les producteurs,  l’Aic, l’Etat central et les collectivités locales. L’Aic sera constituée de deux familles à savoir les producteurs et les égreneurs. La centrale de sécurisation de paiement et de recouvrement devra se fondre dans la nouvelle Aic et exercera les mêmes fonctions que la Cspr. Au niveau des producteurs, il a été mis en place une structure transitoire. Celle-ci devra être dissoute afin de permettre l’élection de nouveaux représentants. De fait, les coopératives villageoises pour la production du coton (Cvpc) ainsi que les producteurs éliront un seul représentant à l’instar des égreneurs. Le secteur coton reçoit donc un gros coup de réformes pour une bonne réorganisation des acteurs. Au cours de son intervention, le Président de l’Aic a félicité les paysans. Il a insisté sur la nécessité de réorganiser le secteur en vue d’une meilleure performance de la filière. Ce n’est donc au prix de cette bonne organisation que l’or blanc pourra renaître de ses cendres.  Avec 6 communes visitées hier dans les Collines, les résultats donnent espoir. La joie des acteurs du coton sonne comme une délivrance pour une filière sortie d’un coma profond. Il ne fait plus de doute désormais. On peut compter avec le coton béninois. Les résultats au cours de la tournée sont satisfaisants. Tenez. L’une des preuves, c’est le département des collines. A ce niveau, près de 27.000 hectares ont été emblavés. Il s’agit d’un record qui a émerveillé tous les acteurs y compris le maire de la commune Nicaise Fagnon. Cette performance n’est pas isolée, car au cours de la tournée, la moyenne enregistrée en termes de taux d’emblavure est au-dessus des attentes. Les nouvelles sont bonnes, mais l’Aic ne compte pas crier victoire sans s’assurer que tous les nombreux problèmes hérités sont résolus. C’est le cas des pistes d’évacuation du coton. Par rapport à ce volet, des dispositions sont prises pour procéder à leur réfection. Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi a annoncé un calendrier  en vue de la réfection de 5000 kilomètres de pistes rurales.

AT