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Gilles Gohy
Le Pr. Gohy revisite le passé des vieux

A l’initiative de Sébastien Ajavon, les ténors de l’opposition se sont retrouvés, samedi 14 avril 2018 à Djeffa. Ce conclave auquel ont pris part les anciens chefs de l’Etat suscite des réactions dont celle du politologue Gilles Gohy.
Mon pays, le Bénin, qui baigne fondamentalement dans des régimes répétés d’impunité, écœure parfois par la capacité de ses vieux enfants sales à être de faux conseillers, des modèles sinistres propageant des antivaleurs. Il n’y a point d’homme plus impie que le prêtre renégat !
Une lugubre association s’est récemment constituée à Djeffa et pense tourmenter La Rupture résolument sereine. C’est une association contre-nature de sinistre profil qui manifeste effectivement l’axe du Mal, comme Méphistolès dans l’antre des démons ! Cette engeance de triste représentation en est une belle incarnation. Tenez :
a- Qui ne connaît pas son ténor, Albert Tévoèdjrè ? Moi, pas ! D’un certain âge, je peux vous assurer que, depuis 1963 au moins, grand-papa Albert Tévoèdjrè fit toujours partie des coups fourrés ayant arriéré ce pays, s’il ne les a pas simplement initiés. D’intelligence perfide souvent morbide, c’est un comploteur-né, un ‘’renard’’ qui n’eut pourtant jamais la sagesse, la finesse et le discernement de l’autre « renard », celui de Djakotomey !
b- Boni Yayi, notre président de la République de la décennie passée, n’a plus rien à prouver, ni à vendre aux Béninois après 10 ans de farce, de ridicule et de gabegie au sommet de l’Etat. Sans fausse publicité, on le connaîtra mieux en lisant mon livre en vente à la librairie Notre-Dame !
c- Nicéphore Dieudonné Soglo qui avait, il y a une vingtaine d’années, toute mon admiration, piétine gravement son devoir de sagesse depuis quelques années, au point où quelqu’un trouva, à juste titre, qu’il vieillissait mal. Même si tout le monde s’égarait, à mon grand désarroi, lui, doit normalement se souvenir de ceci : Albert Tévoèdjrè & consorts firent vivre à Nicéphore Soglo, président de la République de 1991 à 1996, les coups bas qu’ils portent au président Patrice Talon actuellement. Pourtant, comme lui à cette époque, ce dernier s’emploie à remettre le pays démembré, debout comme lui, Nicéphore Soglo, le fit si brillamment !
d- Le sieur Sébastien Ajavon fut le plan B ; le ralliement spontané et aisé actuel autour de lui, permet a posteriori de l’affirmer si besoin en était encore. Il eût pu simplement utiliser son potentiel prometteur, quels que puissent être ses points de désaccord avec le Président Patrice TALON. Qu’il n’oublie plus que Boni Yayi le traita de « vendeur de drogue », dans un passé récent, lors des campagnes présidentielles passées, en l’occurrence !
e- Et, Sacré Bon Dieu ! Que vient faire dans cette mare Philippe Noudjènoumè, communiste bon teint qui avait toute notre considération, pour la verdeur de ses propos et la crudité de son argumentaire ?
Ce n’est donc point l’amour du Bénin ou un quelconque retour de tendresse qui les rassemble pour contribuer à la construction du pays, mais simplement une vilaine dynamique revancharde et la volonté obsessionnelle de se venger et de pourfendre Patrice Talon, celui qui les a :
– contre toute attente, évincés du pouvoir (Yayi & consorts) ;
–  sevrés du culte de la personnalité de la décennie de son prédécesseur ;
–  empêchés de poursuivre la triche, dans des affaires mafieuses et surtout, de voler des milliards à l’Etat béninois pour des produits présentés comme envoyés au Nigeria alors qu’ils n’auraient jamais pu s’y retrouver ;
–  empêchés de continuer à se prendre pour éminence grise,
– sevrés des prébendes que leur distribuait à tour de bras leur allié du jour, parfois hypocritement pourfendu hier, quand il traînait à allonger les liasses qu’appellent leurs bêlements ;
– toujours bien ménagés dans leur persistance indélicatesse avec le fisc béninois,
–  …
Si le ridicule tuait, au moins l’ancien président de la République Nicéphore Soglo foudroyé, devrait avoir honte. S’il était sincère et est resté fidèle à son rêve d’un Bénin radieux et prospère pendant son quinquennat brisé par ces curieux nouveaux amis quand il était aux affaires, et torpillé quand il essaya d’y revenir, il devrait normalement aujourd’hui, sans aucune condition, s’identifier au président Patrice Talon. Il devrait joyeusement chanter la même sérénade avec ce président de la République volontaire dont les œuvres de développeur commencent à parler, à chanter et à danser, au grand désarroi de ces vils détracteurs obligés de recourir à leur arme favorite : l’intoxication. Comme s’il se regardait dans un miroir, il devrait voir en Patrice Talon, un successeur digne et efficace, qui vient, à la limite, le venger. Comme le digne fils venu rétablir Hercule auquel on le compara, afin de rétablir son rêve avorté ! Mais non ! Au lieu de cela, mû par des intérêts égoïstes bassement matérialistes, il patauge dans la petite politique, la politique politicienne, mare de toutes les bassesses dont il s’embaume depuis lors, malheureusement !
Quant au sieur Albert Tévoèdjrè, je crois qu’il est vraiment grand temps, à son âge respectable, d’aller jouir d’un bon repos (peut-être immérité), afin de laisser un peu de bon souvenir dans la conscience collective béninoise. Qu’il se souvienne que c’est lui que l’ancien président de la République Boni Yayi nommerait aujourd’hui « espèce en voie de disparition », comme quand il déversait récemment tout son mépris pour certains politiciens et s’il était encore au pouvoir et le voyait dans cette vilaine posture partisane.
Sébastien Ajavon, vendeur de dindes et de congelés, est simplement le dindon de cette farce lugubre car Nicéphore Soglo, Albert Tévoédrjè, Boni Yayi sont bien finis. Ils sont simplement dans de vaines et stériles gesticulations, comme les derniers soubresauts de la volaille égorgée ! C’est seulement son argent qui continue de les attirer, comme le miel avec la mouche. Il est grand temps qu’il se réveille ! Ceux-là qui lui pompent allègrement son argent aujourd’hui, n’hésitent pas à certifier urbi et orbi et à susurrer en petit comité, qu’il ne sera jamais président. Ils lui donnent donc tout simplement le sentiment de porter sa cause pour mieux le plumer, comme le roi du poulet qu’il est ! Il est donc maintenant et deviendra totalement leur poulet.
Enfin, qu’est-ce qui peut ainsi motiver Philippe Noudjènoumè et l’autre baron du Parti communiste du Bénin (Pcb) qui n’hésite pas à suer avec un certain Front ? Je continue de croire qu’ils n’ont pas leur place parmi des bourgeois compradores, s’ils ne sont pas des révisionnistes et sont toujours des communistes. Sinon, ils sont coupables devant l’histoire des Rouges et seul l’échafaud sera leur destination privilégiée !
Je crois en avoir assez dit pour montrer que cette engeance n’a qu’un seul discours : celui d’une autre époque ! La rhétorique de la méchanceté gratuite ! Le même discours éculé des personnes qui n’ont pour grille de lecture que leur soif de vengeance. Elles ne proposent absolument rien de nouveau et de cohérent, ânonnant par endroits ou récitant des litanies lugubres ! Pour émouvoir le peuple béninois innocent et crédule, cette clique malfaisante le bourre et le goure, arguant d’un hypothétique conflit d’intérêt à la tête du pays. Pourtant, ils n’ont jamais sorti aucune preuve d’un quelconque conflit ! N’importe quoi !
Comme on le dit chez nous, en longue Fon : « C’est quand le jour a honte de s’éterniser qu’il finit par laisser la place à la nuit ! » Autrement dit : « win nyan wè non hu kézé bò zan non ku ! »
Donc, aînés éhontés, pardon ! Ayez honte de temps en temps !
C’est ce que J’ai encore pensé !

Dr. Ir. Gilles Expédit Gohy
Sociologue Démographe Politologue
Maître-assistant des Universités du Cames
Enseignant Chercheur à l’Eneam/Uac