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talon2017Le régime du  Nouveau Départ a finalement pris sa vitesse de croisière. Le gouvernement initie des réformes pour changer la vie des Béninois, malgré les mauvaises appréciations et critiques de ses adversaires.
Le gouvernement  du Président Patrice Talon bouclera dans quelques semaines  sa première année d’exercice du pouvoir. Mais déjà en ces dix mois, ce que les Béninois ont vécu, n’a rien à voir avec la réalité de la décennie passée. La discrétion choisie par l’ex-magnat du coton tranche radicalement d’avec l’activisme débridé auquel son prédécesseur avait soumis ses compatriotes. On est donc loin de l’époque où les médias publics étaient monopolisés pour une seule cause et pour un seul son de cloche, ronronnant à longueur du temps dans une monotonie, à la gloire du Prince. Même  si sur ce plan, beaucoup de choses sont actuellement reprochées au régime du Nouveau Départ, on ne peut douter sérieusement de la volonté du chef de l’Etat de respecter les libertés, l’Etat de droit et la démocratie. Et pour cause. Ses affiches ne trônent pas au coin des rues. Sa stature d’homme d’Etat ne peut être remise en cause, chaque acte posé étant minutieusement étudié à l’avance. C’est à tort que l’on taxe le régime de liberticide ou  à élans dictatoriaux. Certes, par sa maestria et ses qualités naturelles de meneur d’hommes, Patrice Talon a réussi à avoir une mainmise sur le débat politique. Pour avoir répété à suffisance partout sa volonté de ne faire qu’un mandat unique de cinq ans , et pour avoir demandé le soutien de tous pour ce mandat de réformes, de transition  et de reconstruction, le chef de l’Etat jouit d’une confiance naturelle de la part de tous.
Réussir les réformes coûte que coûte
Il est donc illusoire de le taxer d’autoritaire, surtout que sa détermination à réformer ne souffre d’aucune contestation. C’est d’ailleurs à juste titre et volontiers qu’il prête flanc aux nombreuses critiques. Celles-ci, comme dans le cas des premières salves et réactions qui ont  accompagné le projet de déguerpissement et d’aménagement des espaces publics, ont fini par se tasser. Le bon sens ayant pris le dessus sur les excès après quoi. En effet, la plupart des réformes initiées par le gouvernement sont souvent mal comprises,  faute parfois de pédagogie et de sensibilisation. Sinon, dès que le bien-fondé est acquis, les populations y adhèrent. C’est là-dessus que les qualités de réformateur du chef de l’Etat seront  appréciées  d’ici cinq ans à la fin du mandat. Le premier test grandeur nature qui y servira de mesure,  c’est le Projet de révision de la Constitution. Sachant que c’est l’une des promesses de campagne du Chef de l’Etat, ce serait un échec si ce projet était ajourné, avorté ou ne réussissait pas. Cependant, Patrice Talon, pendant ces dix premiers mois de gestion, a démontré qu’il n’est pas de la trempe de ceux qui renoncent, ou rebroussent chemin devant l’adversité. Mieux, chaque fois qu’une crise pointe,  il fait montre d’ouverture et affiche sa disponibilité à dialoguer. Toutes choses qui augurent d’un mandat apaisé, propice aux nombreuses réformes annoncées.

W.N