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Candide Azannaï a rendu sa démission hier

Le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la défense a démissionné. Il l’a fait savoir dans une correspondance adressée au secrétariat particulier du Chef de l’Etat dans la matinée d’hier lundi 27 mars 2017. Les vraies raisons de cette démission de Candide Azannaï restent toujours non élucidées.

Candide Azannaï  n’est plus ministre délégué auprès du président de la République chargé de la défense nationale. Le patron des Forces armées béninoises a démissionné de son poste. Une décision qui intervient à moins d’un (01) an après sa nomination. De sources concordantes, c’est dans la matinée d’hier lundi 27 mars, aux environs de 08 heures que la lettre de démission est parvenue au secrétariat particulier du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les réseaux sociaux explosent, le buzz de l’année a été trouvé. Au-delà des supputations et procès d’intention, il est jusque-là difficile de se faire une idée claire des vraies raisons de ce départ de l’un des artisans de la victoire de Patrice Talon. Candide Azannaï referme la porte du bureau ministériel de la défense derrière lui et s’en va certainement avec les vrais motifs de son acte. Une sortie officielle du gouvernement ou une intervention de l’intéressé permettra de situer l’opinion sur les réels motifs de ce départ brusque. Candide Azannaï n’est pas à son premier revirement. Après avoir servi le gouvernement Yayi, et élu député sur la liste des Fcbe, il s’est retourné contre ce régime.  Plus tard, il a animé l’opposition. Serait-il en train de préparer le même scénario ? Les mois à venir nous édifieront.

Mohamed Amoussa

(Stag)

 Vers un remaniement ministériel 

Avec le départ du ministre Candide Azannaï, il est une évidence qu’un vide devra se créer. Lorsqu’un pion est déplacé, il faudra œuvrer à le remplacer. C’est sans doute ce qui préoccupe actuellement le premier magistrat qui devra d’ici à là réfléchir à quelle réorganisation urgente faire. Il ne fait donc pas de doute, un léger remaniement se fera les prochains jours. Mais au-delà du simple changement d’homme, c’est aussi et surtout, un grand départ qu’il faudra gérer. Il serait illusoire de méconnaître l’importance et le calibre de Candide Azannaï dans la machine. Gérer l’après Candide et servir le mot juste pour calmer les uns et les autres est aussi un challenge qu’il faudra gérer. Et donc, ce petit temps de turbulence impose certes beaucoup de stress mais aussi beaucoup de sérénité et le gouvernement s’y attèle non sans peine. Il est une évidence que tout ceci ne durera que quelques temps, car le Chef a toujours les mots justes pour mobiliser la troupe. Assez de sérénité, assez de calme, réussir à trouver la stratégie, c’est sans doute l’exercice un peu dur mais gérable de l’instant.

Abdourhamane Touré