Spread the love
Gouvernement-syndicats
Un nouveau pacte scellé entre le gouvernement et les syndicalistes

Les choses reprennent tout doucement après plusieurs mois d’incompréhension. Les négociations gouvernement-syndicats prennent corps dans une ambiance relativement détendue. L’espoir renaît, mais la concorde est encore fragile.

Il faut du temps pour calmer ce feu qui a brûlé des mois durant. La tension qui a pris siège pendant trois mois dans l’atmosphère éducative baisse progressivement autour des concessions qui se font sur les sujets brûlants de l’heure. Les acteurs en présence se refusent de regarder à chaque fois dans le rétroviseur pour réveiller les vieux démons. Un peu comme marchant sur des œufs, ils s’acceptent pour pouvoir avancer. C’est déjà heureux de savoir que les grandes mésententes sont en train d’être gérées progressivement. Tout cela paraît beau, mais chacun des acteurs est face à une responsabilité lourde. Le gouvernement, en premier, doit déjà s’atteler, pendant que la tension baisse, de satisfaire les points de divergence aigus. Nul n’ignore les grandes contradictions qui ont nourri ces mois de grève. Les travailleurs avaient des revendications essentielles qui avaient motivé ces nombreux mois de tension. Pendant que tout est désormais calme, le moment est bien propice pour le gouvernement de poser les vrais débats. Il faudra déjà dans un langage de vérité et sans passion, expliquer aux travailleurs, de façon détaillée, ce qui est possible de faire et ce qui ne l’est pas. Il faudra ensuite s’atteler à régler au plus tôt, ce qui est possible en anticipant sur les niveaux de désaccords. Dans ce nouveau contrat entamé, les syndicats ont également une obligation essentielle. La première, c’est la nécessité de régler la question de cohésion en leur sein. Il est désormais nécessaire pour les travailleurs de penser profondément à la question de militantisme en leur sein. Ledésordre noté dans la gestion des crises passées doit être réglé. Les travailleurs doivent également faire violence sur eux-mêmespour accepter ce qui est possible. Chaque acteur devra donc œuvrer  pour trouver les points communs qui arrangent chacun. Cela aura l’avantage de prévenir les crises et impliquer toutes les parties prenantes à l’avènement d’une année scolaire apaisée. Dans cette démarche de concession, le gouvernement devra aussi associer les partenaires sociaux aux réformes qu’il entend mener. Cela pourra empêcher les nombreuses récriminations des partenaires sociaux qui font dire que le gouvernement fait des réformes en catimini.

 AT