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EtudiantLa grève illimitée déclenchée par les trois organisations à caractère syndical du campus d’Abomey-Calavi prend effet ce jeudi 25 Juin. Quels sont les tenants et les aboutissants d’un tel mouvement ? Le président de la Fédération Nationale des étudiants du Bénin (FNEB) Bill Souleymane Kingninouho donne de clarification. C’est à travers une interview qu’il nous a accordé.

Les trois organisations à caractère syndical du campus d’Abomey-Calavi ont tenu lundi dernier une assemblée générale et il a été décidé de déclencher une grève illimitée, dites nous pourquoi ?

Une grève illimitée parce-que nous avons d’abord faire une grève de 72 heures il y a quelques jours, une grève d’avertissement face à la situation de la session unique à la flash et face également aux différents faux frais liés au système Lmd. Pour le premier point qui concerne la situation à la flash, après une séance avec le premier ministre chargé de l’enseignement supérieur François Abiola et après une séance que lui-même a eu avec les autorités rectorales des université du Bénin, il a été ressorti l’organisation de cette session de rattrapage aux étudiants et que les autres points qui concernent les différents faux frais lié au système Lmd seront débattus lors d’un séminaire pour qu’on puisse voir dans quelle mesure reconstruire ledit système. nous avions effectivement accordé un moratoire d’une semaine après cette décision de nous notifier par acte écrit que les étudiants à la flash et des autres entités auront droits à une session de rattrapage mais toutes nos démarches dans ce sens ont été vaines parce que toute l’assurance qui a été donné n’est que verbale. Le doyen de la flash nous a confié qu’il y aura session de rattrapage, C’était oralement. Le ministre Abiola nous a remis le relevé des conclusions issus de la avec les autorités rectorales et dans ce relevé, il a instruit le recteur d’Abomey-Calavi de mettre en application les décisions issues de cette séance. Nous avions déjà fait près de 10 jours et rien n’est sorti comme u  n acte écrit. Nous allons lever désormais notre mouvement de grève si et seulement si nous avons totalement satisfaction à notre revendication.

Les étudiants sont dans une incertitude. Comment penser vous que cette situation puisse se régler d’autant plus que nous ne sommes plus dans les délais réglementaires parlant de l’année qui tire déjà vers sa fin.

Oui l’année tire vers sa fin mais nous sommes toujours dans les délais réglementaires parce que le rectorat a fixé un calendrier académique et je crois que le calendrier académique n’est pas encore à sa fin. Le calendrier académique est en cour. C’est vrai nous allons vers la fin. La fin dont parle c’est que nous sommes dans une période ou la plupart des entités sont programmées pour composer mais toujours est t-il que ce que nous sommes entrain de vivre actuellement, la responsabilité incombe aux autorités parce que nous leur avions faire part de ce qu’il est quand même capital aujourd’hui qu’on puisse permettre à l’étudiant d’aller à une session de rattrapage mais pour les autres points, nous sommes conscient effectivement de ce qu’ il faille qu’on puisse finir d’abord l’année et discuter plus tard. Nous n’avons pas trop exiger avoir satisfaction sur les autres points mais le seul point sur lequel nous demandons à avoir satisfaction, c’est l’obtention de la session de rattrapage et ces autorités sont encore incapables de nous notifier cela par un acte écrit et signé de leur part.

Es ce qu’on ne risque pas d’aller à un cas extrême où il sera peut être question d’annuler l’année au niveau des étudiants de la flash.

Oui, je crois que nous sommes entrain de veiller à ça. C’est d’ailleurs pour ça que nous sommes dans une logique également de bloquer les compositions dans les autres entités parce que si nous laissons les autres entités composer, c’est qu’on va valider l’année dans ces entités. La politique des autorités est de faire valider l’année pour les autres entités et de gérer le cas de la flash à part. Non nous ne sommes pas dans cette logique. Nous voulons tout généraliser. Si on doit donner une couleur à l’année académique, il va falloir que ça soit toute l’université d’Abomey-Calavi.

On aurait aussi appris que vous comptez bloquez les élections dimanche prochain

Non, ce n’est pas une décision qui a été prise. Au cours de notre assemblée générale, nous avions mené un certain nombre de réflexion. Comme nous avions décrété un mouvement de grève illimité, c’est-à-dire que si ça commence à partir du jeudi 24 juin, c’est jusqu’à satisfaction totale de nos revendications. Vous savez le climat d’insécurité qui prévaut sur le campus quand on déclenche des mouvements de grève. Es ce que ce climat va permettre a ce que les élections se passent dans de bonne condition à l’Uac ? Voilà la question que nous nous sommes posé. Ce n’est pas que nous avions pris une décision pour bloquer. Nous ne pouvons pas en tant que citoyen bloquer les élections. Face à cette situation, les autorités doivent comprendre qu’il y a de quoi résoudre ce problème avant que le dimanche ne vienne. Comme les policiers s’en prennent souvent à nos camarades qui sont dans les résidences, nous sommes dans une logique de sensibiliser nos camarades de quitter les résidences. Et si les camarades quittent les résidences et nous disons qu’il n’y a pas cours, c’est un campus mort, vous voyez que même si on installe les urnes sur le campus, Les gens ne viendrons pas voter.

Un mot à l’endroit des différentes autorités et des étudiants ?

A l’endroit des autorités, c’est de leur dire que l’étudiant ne demande pas que le campus connaisse cette situation. Nous n’avions pas d’autres choix que de faire ce sacrifice aujourd’hui pour les générations à venir. Qu’elles nous comprennent dans notre rôle de défense des intérêts de nos camarades étudiants. Nous réclamons que les résultats qui seront affiché soient à l’image du travail que nous avions fourni. Que ces autorités puissent ramener la balle à terre et qu’on puisse retrouver un campus apaisé que nous avions constaté depuis le début de l’année. Notre prière est que nous finissons l’année en beauté. Sans quoi, la fin de l’année sera perturbé et une fin d’année perturbé annonce un climat d’inquiétude qui plane déjà pour le début de l’année académique prochaine. À nos camarades étudiants je leur dis simplement que déjà que nous connaissons la politique de l’équipe rectorale qui est là et qui veut tout le temps faire imposer sa décision. Avec la présence des forces de l’ordre, nous demandons aux camarades étudiants de rester chez eux. Leur partition dans cette lutte est de rester simplement chez eux. Quand le moment sera propice nous allons leur faire le point pour qu’ils reprennent les cours.

Propos recueillis par Marcus Koudjènoumè