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Adolphe HoussouLe mouvement de débrayage déclenché le 30 août 2017 par le collectif des syndicats du secteur de la Santé perdure. Et ce,  malgré la bonne foi du gouvernement,  et sa disponibilité à satisfaire les revendications des partenaires sociaux.

Le coordonnateur de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé, Adolphe Houssou, refuse le dialogue. C’est désormais clair dans les esprits. Les Béninois connaissent leurs bourreaux dans le secteur de la santé. Ce sont les membres de la coordination de l’Intersyndical des ressources humaines en santé. En grève depuis le 30 août 2017, le collectif se soucie peu de la qualité des soins offerts aux populations dans les hôpitaux publics et des dégâts collatéraux liés au mouvement de débrayage. Insensibles aux pertes en vies humaines, Adolphe Houssou et les siens préfèrent poursuivre, tête baissée, la paralysie des hôpitaux nonobstant la disponibilité et la bonne foi du gouvernement. En témoigne la satisfaction du point relatif à la mise à disposition du rapport de la Commission des réformes dans le secteur de la santé. Exigé à cor et à cri par les grévistes sur les médias pour des observations et contributions, ledit rapport a été transmis au collectif des syndicats le 18 septembre 2017. Depuis bientôt 2 mois qu’ils ont reçu le document, aucune suggestion n’est faite. En lieu et place, les grévistes s’emploient à dénoncer des choses qui n’existent nulle part dans le rapport. Ils passent de plateau en plateau pour critiquer,  au lieu de soumettre leurs observations. Cette attitude mérite des questionnements sur ce que veulent vraiment les grévistes. Maintenant que le ministre de tutelle a clarifié la situation hier mardi 7 novembre 2017 lors d’un point de presse, Adolphe Houssou et sa suite sont invités à exhiber les extraits du rapport qui justifient leurs allégations sur la privatisation du Cnhu, la remise en cause des acquis des travailleurs de la santé et l’atteinte à leur sécurité professionnelle.

 Grève politisée

 En effet, nulle part dans le rapport, ces idées ne transparaissent selon le ministre Alassane Séidou.  Si les propos de l’autorité ministérielle sont vérifiés, et les syndicats n’ont jamais démontré le contraire, ajouté au fait que le gouvernement a décidé de satisfaire leurs revendications pécuniaires (arriérés de primes de motivation et de risque datant d’il y a 10 ans), on est en droit donc se demander les réelles motivations des grévistes. La grève observée dans les hôpitaux publics est loin d’être un mouvement de débrayage corporatiste. Les éléments du dossier (les différents engagements et diligences pris par le gouvernement lors des rencontres organisées sous la conduite du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané),  montrent à suffisance que les syndicalistes font carrément une grève politique puisqu’objectivement, ils n’ont pas de bonnes raisons de maintenir cette paralysie malgré l’attitude responsable de l’Exécutif. Nous n’irons pas vite et facilement en besogne pour affirmer, comme cela s’entend dans certains milieux, qu’ils sont à la solde de détracteurs et adversaires du régime, qui ont juré de tout faire pour bloquer le chef de l’Etat et le faire échouer. Face à tout ceci, le gouvernement ne doit donc pas céder au chantage de ces syndicalistes puisque la réforme proposée par le chef de l’Etat ne nuit nullement aux intérêts des travailleurs, ni à leur avenir professionnel. Elle vise, plutôt, à assurer de meilleures conditions de travail à ses syndicalistes, et des soins de qualité aux malades qui fréquentent les centres de santé publics. En conséquence, malgré l’appel du ministre de la Santé Alassane Séidou à la reprise du travail, si des agents s’obstinent à ne pas reprendre service, le gouvernement doit les sanctionner avec rigueur.

 AT