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hopitalSuite aux défalcations opérées sur leurs salaires du mois de février, les agents de santé ont mis à exécution leur mot d’ordre de grève de 72 heures mardi 6 mars 2018. A Parakou, ce mouvement est largement suivi dans la plupart des centres de santé, mais avec service minimum dans certaines formations sanitaires.

Le centre de santé de Kpébié dans la ville de Parakou est resté fermé sans service minimum. Au centre de santé communal de Parakou et au Centre hospitalier universitaire départemental (Chud) du Borgou, la grève est largement suivie par les agents de santé, mais avec l’assurance d’un service minimum réservé aux nombreux patients. La plupart des pavillons de ces unités de santé a reçu plus de malades que d’habitude. A en croire certains agents rencontrés sur les lieux et qui ont requis l’anonymat, le droit de  grève est un acquis et rien ne justifie la défalcation sur les salaires des travailleurs. Selon eux, le gouvernement est sommé derétrocéder ces défalcations opérées pour le compte du mois de février 2018. Faute de quoi, poursuivent-ils, les agents de santé observeront strictement la motion de grève lancée par le collectif des syndicats du secteur de la santé le 1er mars. Pour ces derniers, seule la rétrocession des sommes défalquées pourra les ramener au travail.Ils ont à cette occasion, invité le gouvernement à privilégier le dialogue afin d’éviter le pire. Quelques patients interrogés ont également dit  leur indignation par rapport à cette situation qui paralyse le secteur de la santé. Ils ont aussi invité le gouvernement et les responsables syndicauxà trouver rapidement un terrain d’entente afin de sortir le pays de cette crise qui ne fait que perdurer. Les travailleurs du secteur de la santé exigent la restitution intégrale sans condition et sans délai des défalcations sur salaires pour fait de grève au titre de l’année 2018. Le collectif des syndicats du secteur de la santé dénonce la violation de l’article 25 de la loi 2001-09 du 22 juin 2001 portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Les responsables syndicaux signataires de cette motion se réservent le droit de passer, avertissent-ils, de 72 heures à 96 heures de débrayage si au bout d’une semaine, le gouvernement fait la sourde d’oreille.

Noël Tètègou

(Stag)