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Le ministre Lucien Kokou était face à la presse

L’enseignement secondaire est paralysé par une série de mouvements de débrayage. Les salles de classe sont fermées et l’autorité en charge de l‘enseignement secondaire, Lucien Kokou, s’en désole. Il pense qu’il s’agit d’une grève au fondement contestable. C’était hier lundi 10 avril à la salle de conférence du Ministère.

Alexandre Adjinan et les siens sont-ils fondés à déposer la craie ? Pour l’autorité, la grève est un droit consacré que les enseignants doivent savoir utiliser avec tact. La litanie de revendications brandie par ceux-ci perd, selon lui, de vue les nombreuses démarches entreprises pour satisfaire leurs nombreuses attentes. Le point phare qu’il a avancé pour illustrer son argumentaire, c’est bien celui du reclassement. Pour le ministre, les enseignants en grève ont inscrit ce point au nombre des revendications alors même qu’il est en étude depuis hier. Le comble, affirme-t-il, est que le bureau syndical de ces enseignants a envoyé des représentants qui siègent au sein de ce comité à Bohicon. Mieux, poursuit-il il s’agit d’une pure intoxication que de dire qu’aucun enseignant reclassé depuis 2008 n’est pas avancé. « Depuis ce matin, il y a une commission qui travaille sur la question. En son sein, il y a leurs délégués qui siègent. Ce matin, ils ont déposé leur motion qui porte encore sur ce problème pour lequel leur délégué est en commission à Bohicon. Cela ne s’entend pas. Ils ont également dit que depuis 2008, les enseignants reclassés perçoivent le même salaire. Faux ! » déclare-t-il. L’autre point de la motion de grève, c’est le relèvement du montant horaire des enseignants vacataires de 1500 Fcfa à 5000 Fcfa. Pour le ministre, il ne faudra pas y penser. « Les partenaires techniques ne sont pas d’accord à ce qu’on relève le taux des vacataires. En revanche, ils donnent leur accord pour qu’on fidélise les enseignants. Le gouvernement est d’ailleurs dans cette démarche. En témoigne le recrutement de 3432 enseignants pour le compte du secondaire », précise-t-il. A l’en croire, le comble est la désolation notée au terme de ce recrutement. « On m’a dit que les vacataires sont qualifiés, mais pour le recrutement des enseignants certifiés, j’ai perdu plusieurs postes. Pour 72 professeurs certifiés en mathématique, je n’ai eu que 3 réussites. Pareil pour le français. J’ai perdu en tout 722 postes pour ce recrutement. Pourtant, on m’a dit qu’il y a des enseignants vacataires qualifiés qu’on ne recrute pas. Je vais devoir en recruter pour l’année 2017 », indique-t-il. Dans le domaine de la formation, du plan de carrière, l’autorité exprime la nécessité de renouer avec les normes en la matière. Il insiste sur la nécessité pour les enseignants en grève de présenter leurs doléances dans le cadre de dialogue crée à cet effet. « Je voudrais prier les syndicats d’enseignants de chercher à soumettre leurs doléances au cadre de concertation pour trouver solution à leurs revendications. Le réponse ne se trouvera pas dans la rue », fait-il savoir.
 HA