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SANTE2Au fur et à mesure que la Constitution du 11 décembre 1990 prend de l’âge, l’on constate les lacunes qu’elle comporte et qui constituent un frein pour un véritable développement du pays. Du secteur de la santé aux forces de sécurité publique, il est important, voire indispensable que des réformes soient mises œuvres.
S’il est vrai que le droit de grève, la liberté d’expression et autres qui confèrent au Bénin le statut de pays démocratique, il n’en demeure pas moins vrai que le caractère sacré de la vie humaine doit constituer la préoccupation des cadres de l’administration publique béninoise. Suite à l’avènement de la démocratie qui a ouvert la voie au multipartisme intégral, le Bénin a accueilli avec grande satisfaction la naissance des organisations syndicales. Mais initiées pour contraindre à satisfaire les revendications des travailleurs, ces armes sont maladroitement utilisées contre les populations. Ainsi, depuis plusieurs années, on assiste impuissant, aux décès des patients admis dans les centres sanitaires publics lors des mouvements de  débrayage. Alors que la continuité du service public, indispensable notamment dans un secteur vital et délicat que celui de la santé est le leitmotiv des personnels de santé, il est plutôt foulé au pied par les personnels de la santé. Ces derniers mettent la barre très haute, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines au cours de leur mouvement d’humeur. Or, le sens aigu de patriotisme et de sauvegarde de la démocratie devait caractériser les grévistes. Dans le secteur de la sécurité, la formule semble être trouvée avec la création de la Police républicaine où les agents de sécurité publique sont dispensés du droit de grève. Face aux défis de développement, le gouvernement du Nouveau départ doit, en collaboration avec les forces vives de la nation, procéder au toilettage de la loi fondamentale du pays. Le droit de grève doit être interdit dans les services essentiels à savoir la santé et la sécurité puisque les grèves dans ces secteurs affectent la vie des populations.
 
Odi I. Aïtchédji