Spread the love
Grossesses-eleves
Les auteurs de ces grossesses ont été traduits en conseil des discipline

Les enseignants du département du  Borgou auteurs des grossesses sur leurs apprenantes sont traduits en conseil de discipline pour répondre de leurs actes. Dans ce sens, ils ont reçu  de la part du ministre de l’Enseignements  secondaire, de la formation technique et professionnelle (Mesftp) une demande d’explication qui  lance ainsi  la  répression du phénomène des grossesses en milieu scolaire. L’acte ne manque pas des réactions.

Selon les statistiques, plus de 200 cas de grossesses sont enregistrés dans le département du Borgou courant décembre 2017 à mai 2018. Au regard de cet indicateur on est tenté de dire que l’ampleur du phénomène gagne du terrain. Parmi les victimes, on a noté plusieurs cas d’abandon pour des raisons de santé reconnu à une femme enceinte, même si certaines continuent d’être présentes malgré elles. C’est du moins ce qu’on peut retenir des déclarations de Awali Séïdou, Chef du service des examens et concours (Csec) à la Ddesftp du Borgou. « C’est une bonne chose. Normalement quand on envoie une fille à l’école, c’est pour son éducation et pour qu’elle  devienne responsable.  Si en chemin, elle pique une grossesse, cela met à l’eau tous les efforts du Gouvernement qui prend en charge leur éducation. C’est comme si vous plantez un arbre qui, arrivé à maturité, a été coupé par quelqu’un. L’Etat a donc raison de mettre de l’ordre au niveau de ces dérives.», a-t-il souligné. Comme lui, la plupart des chefs d’établissement rencontrés, ont approuvé la mesure prise par le ministre. A en croire Allassane Yaro Boni, le proviseur du lycée Mathieu Bouké, les enseignants auteurs d’une grossesse portée par une fille scolarisée, pose non seulement un acte immoral, mais ils font preuve d’une inconscience professionnelle et pour cela, ils devront être punis conformément aux textes en vigueur.  « Plusieurs enseignants viennent en tant que des instructeurs, mais pas des éducateurs parce que si vous êtes un éducateur, quelle que soit la beauté d’une fille, quelles soient ses avances ou  le harcèlement dont vous faites l’objet, votre rôle d’éducateur vous amène à fermer les yeux. A fuir si possible toutes les avances de ces filles. Si les enseignants ne sont pas arrivés à jouer leur rôle d’éducateur, le ministre est en droit de siffler la fin de la pagaille.», a-t-il soutenu en ajoutant qu’il est malséant de constater que c’est l’enseignant qui est chargé d’amener l’élève de l’obscurité à la lumière qui enfonce le clou.  En se prononçant sur les cas des élèves garçons, qui enceintent leurs camarades filles, le proviseur pense qu’il reste beaucoup à faire pour l’éducation. Il exhorte à cet effet les parents à assumer correctement leur responsabilité. Honorine Oloukoï épouse Ayouba, directrice du Ceg/Albarika, pense que la présomption d’innocence n’est pas respectée quant à la publication des noms des personnes concernées sur les réseaux sociaux.

Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)