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ivoireLa lutte contre le trafic de l’ivoire vient à nouveau de payer. A Gogounou, 3 présumés trafiquants sont tombés dans les mailles de la compagnie de Gendarmerie de Kandi avec quatre défenses d’éléphant. C’était hier, mardi 04 juillet 2017.    
Le Bénin est décidé à protéger son patrimoine faunique. Face aux menaces d’extinction qui pèsent sur les éléphants, les forces de sécurité rivalisent d’ardeur pour décourager les criminels fauniques. Le mardi 4 juillet 2017, la compagnie de Gendarmerie de Kandi et la direction du parc W avec l’appui technique du Programme Appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin), ont arrêté à Gogounou, 3 présumés trafiquants avec 20,09 kg d’ivoire. Pour avoir été pris en fragrant délit, ces présumés trafiquants répondront de leurs actes devant la justice. En effet, l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000 FCfa et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 aussi punit d’une amende de 300 000 à 800 000 FCfa et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Il faut rappeler que le n°15 des Objectifs du développement durable, veut « préserver et restaurer les écosystèmes terrestres… ». La cible 15.7 desdits Objectifs, dit qu’il faut « prendre d’urgence des mesures pour mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces végétales et animales protégées, et s’attaquer au problème sous l’angle de l’offre et de la demande ». Voilà ce qui pourrait constituer une motivation pour la justice pour que soient châtiés ces criminels fauniques.
SA