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Gustave-Sonon
Pari gagné pour le ministre Gustave Sonon

Le Bénin accueille, depuis hier, une grande rencontre régionale. Il s’agit du XVIème séminaire des praticiens de la Haute intensité de main d’œuvre (Himo). Organisée par le Ministère des travaux publics et des transports, la rencontre a été lancée au Palais des congrès par le ministre d’Etat, chargé des Odd-Omd, Gero Amoussouga.

Axé autour du thème « Approche Himo face aux défis du développement durable en contexte de décentralisation », le séminaire vise à échanger sur les modalités et mécanismes de la pratique Haute intensité de main d’œuvre (Himo) qui contribuent, dans un contexte de décentralisation, au développement durable. Selon le président du Comité d’organisation, Gustave Sonon, c’est pour la première fois qu’un pays francophone abrite ce séminaire de l’Organisation internationale du travail (Oit) depuis 25 ans. « Le XVIème permettra aux participants d’une part, d’échanger sur les modalités de financement durable des projets Himo et, d’autre part, de la décentralisation vue comme une modalité institutionnelle qui offre un cadre propice à l’appropriation des techniques à Haute intensité de main d’œuvre », a-t-il confié. Toutefois, un autre défi est à relever ; celui de la maîtrise des changements climatiques sans lesquels le développement durable ne saurait être possible. Pour ce faire, il a invité les séminaristes à échanger sur l’approche de la méthode Himo, la maîtrise des changements climatiques et ses effets pervers. A sa suite, la Directrice générale adjointe Afrique de l’Oit et le représentant du ministre camerounais des Transports ont présenté quelques avantages de la méthode Himo pour le développement du Bénin. Pour le représentant du chef de l’Etat, le choix porté sur le Bénin pour abriter ce séminaire est un choix de raison. Raison pour laquelle il a rappelé à l’assistance, les trois étapes qui ont marqué le processus d’encrage institutionnel et opérationnel de la Himo au Bénin. Il a souhaité que les propositions qui seront issues des travaux contribuent à l’amélioration des politiques de développement local.

Au programme de ce rendez-vous de cinq jour, des conférences débats, des échanges d’expériences, d’outils et de connaissances, des visites de terrain sur les projets Himo, une randonnée touristique des trésors culturels de la ville historique de Ouidah et une grande soirée de Gala en l’honneur des 300 participants pour couronner les travaux. Il faut souligner que le séminaire Himo a lieu tous les deux ans. La présente édition organisée après le Cameroun, est donc une aubaine que le Bénin entend saisir pour profiter des riches expériences des autres pays participants en matière de Himo.

 Serge Adanlao