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DSKEn ce moment, où l’éternité devient notre espoir et notre volonté pour toi M. le président Émile Derlin Zinsou, je ne saurais passer sous silence cet instant si précieux qui sonne la fin de ton parcours terrestre tant élogieux pour tes proches et pour ceux qui veulent bien te comprendre. Cher président, c’est bien le lieu de te dire merci. Merci pour tes conseils, merci pour ton soutien en tout genre. Merci enfin pour la chance que tu m’as donnée dans la vie à travers tes carnets d’adresses en Europe, en Amérique et en Afrique. Comme de ton vivant, je ne te décevrai jamais. Permets-moi Papi de révéler trois de tes principes-clés :
– La quête du savoir: Président !  Avec ce principe qui t’est cher, j’ai pu hisser les degrés de mon instruction avec bien d’autres… Oui ! Grâce à toi,  j’ai pu obtenir mon diplôme en Communication et Marketing…Après cette formation, tu trouvas alors que c’ était insuffisant pour faire face aux défis du monde nouveau qui se forme et qui devient de plus en plus polyvalent et exigeant. Tu me poussas donc sur le chemin de la Finance où  j’ai obtenu un deuxième diplôme. Tu as voulu que je tutoie une thèse pour devenir Docteur. C’est le seul moment où je t’ai dit non. Mais un non motivé. Je t’avais donné l’exemple des faux docteurs, qui nous dirigeaient et qui ne nous donnaient point envie de les suivre. Nous étions dans les années 2010. Président tu m’as payé entièrement mes études supérieures de 3ème cycle, comme tu l’as fait pour des centaines de Béninois, de Togolais, de Burkinabè, d’Africains… pardonne moi de le dire…
– La disponibilité : il n’est de secret pour personne que tu fais toujours tien les problèmes des autres jusqu’à résolution totale…
– La témérité, l’audace et la loyauté : président !  Merci pour cette formation. Dans tes enseignements, tu nous as toujours indiqué que le chemin qui mène vers la liberté passe par le Courage et la Témérité. Je l’ai compris en créant un journal qui a eu ton soutien et tes encouragements dans les heures critiques de certains dossiers et surtout aux heures chaudes du G13…
Président ! Comme tu le sais, je ne suis pas laudatif, mais réaliste. En ce jour où les entrailles de la terre t’étreignent, après tant de bienfaits aux humains, je voudrais te dire ma reconnaissance. Ma reconnaissance et celle des autres, même si à un moment donné, certaines personnes t’ont renié au profit pour l’une que tu as fabriquée d’ailleurs, de la signature d’un grand contrat et pour l’autre, un petit poste au Cenou-Cous. Elles devraient donc te renier pour assouvir leurs désirs sociaux. Tu étais informé de toutes les manœuvres, je sais ce que tu pensais… Tu étais la cible d’un pouvoir fort et très régionaliste. Mais tu étais imperturbable. Tu savais les leviers que tu nous indiquais à appuyer pour nous donner du sourire malgré la méchanceté volontaire.
Président ! Tu es depuis le 28 juillet notre grande fierté.
Et pour cause !  Tu as tenu parole ! Tu nous avais toujours dit aux pires moments des tribulations je cite  » dites à Yayi que je ne mourrai pas de son mandat pour qu’il vienne présenter ses condoléances à mes enfants « . Fin de citation.  Président, nous savons tes souffrances en ces temps là, mais tu nous as honorés. Tu as tenu parole !
Et maintenant que tu n’es plus de ce monde, veille sur ce pays que tu as tant aimé. Que les dirigeants actuels nous rendent dignes comme tu as essayé de le faire…
Que le flambeau ne s’ébranle  point dans nos mains pour la lutte pour le Progrès et le Développement;
Fais de nous des acteurs dignes de toi….
Adieu !
Président Adieu !

DSK