Spread the love
hostieAttaché de paix
 Patrice Talon se fait apôtre de la paix. C’est une détermination qui concorde avec la volonté de Dieu. En effet, il est dit dans la Bible d’après Matthieu 5 verset 9 ce qui suit : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! » Patrice Talon, en autorisant des manifestations qui lui sont hostiles, se fait fils de Dieu. Le Compétiteur-né a fait rapporter les arrêtés préfectoraux de Modeste Toboula, qui interdisaient les manifestations protestataires du Front pour le sursaut patriotique (Fsp). La suspension des arrêtés du préfet est un acte majeur sur lequel il faut s’attarder et tirer toutes les conséquences judicieuses. En effet, dans un régime démocratique, les libertés fondamentales sont ce que le cœur est pour l’organisme. Non seulement il assure avec les autres organes les fonctions vitales ; mais il est le siège des décisions antinomiques de paix ou de guerre. C’est en cela que l’Organisation des Nations-unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) fait savoir que : « les guerres naissent dans l’esprit des hommes. Et, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les remparts de la paix qui favorise le développement ». Dans le même ordre d’idées, Friedrich Nietzsche déclare que « seul ce qui fait mal, très mal, saisit l’homme tout entier et accélère le processus d’irruption de l’esprit en lui ». L’irruption est instinctive et fatale. Car, elle résulte de ce qui fait mal. Ce qui peut faire mal à ceux ont choisi la voie pour s’exprimer, c’est l’interdiction de leur marche. Si l’interdiction advenait le 22 juin dernier, elle aurait accru chez les présumés manifestants le  sentiment de haine et d’accumulation de frustrations. Et tout ceci est préjudiciable à la paix. La suspension par Patrice Talon des arrêtés du préfet Modeste Toboula, a dissipé les inquiétudes. Le buzz au profit des opposants au régime n’a plus eu lieu. Les protestataires n’ont plus trouvé de motifs pour nourrir leur colère. C’est là l’objectif que poursuivait le Chef de l’Etat, Patrice Talon qui a bien voulu instruire le préfet Toboula à reconsidérer ses arrêtés interdisant des marches à Cotonou. Cette décision de la « Haute Autorité » pour être en phase avec l’ex-ministre Armand Zinzindohoué, est non seulement salutaire, mais fait du président Talon un attaché de paix. Cette façon d’agir puise son essence dans des instruments juridiques. En premier, il y a la loi suprême d’Etat du Bénin. En effet, 34 articles de la Constitution ont été consacrés au seul « Titre II : Des droits et devoirs de la personne humaine ». L’article 7 de même que les positions réaffirmées dans le préambule de la Constitution du 11 décembre 1990, énoncent les directives que le démocrate doit suivre. Et dans un régime démocratique fondé sur l’Etat de droit, il n’est pas demandé plus que l’application stricte des textes. Mais dans cet exercice, il faut se garder d’être aussi souple qu’un tracteur en conciliant rigueur et rigidité avec management. C’est bien à cet exercice que se livre le président Patrice Talon suivant Jacques 3 : 18 : « Le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix. »
Jean-Claude Kouagou