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hostie..La France au crucifix !

L’Occident et la France, en particulier, subit des attaques foudroyantes répétées qui donnent de l’émoi. Depuis janvier 2015, la France a connu 13 attaques meurtrières. Elles ont occasionné, rapporte Figaro, un total de 201 victimes. Vendredi 23 mars 2018, les assaillants ont encore frappé dans la ville de l’Aude faisant trois morts et au moins trois blessés.
Dans ce pays où tout le monde est enregistré dans un fichier numérique et où les renseignements sont les plus outillés, même si François Fillon dans « Vaincre le totalitarisme islamique » estime qu’il faut moderniser leurs équipements, il est surprenant de réaliser que le pays est constamment défié par des hommes de terreur. C’est à croire qu’à l’image de Jésus, la France connaît sa passion qui précède sa crucifixion. D’après les enseignements bibliques, la Passion du Christ est l’ensemble des événements qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus-Christ de Nazareth sur la croix à Golgotha. Or, depuis trois ans, comme une peste, la France n’a plus de répit avec les attaques meurtrières qui frappent ses citoyens. Elle subit donc le calvaire, même en pleine période de pâques. Elle subit le choc et l’humiliation en tant que puissance militaire.
Le Monde dresse le bilan des attaques perpétrées contre la France de janvier 2015 à mars 2018 et note qu’il est effroyable. Courant la période référencée, les services de lutte antiterroriste ont recensé des dizaines de projets d’attaques sur le sol français. 7 janvier 2015, 12 morts ont été enregistrés à la rédaction de l’hebdomadaire satirique « Charlie Hebdo ». Les 8 et 9 janvier 2015 : 5 morts dans l’Hyper Cacher à Paris et une policière municipale tuée à Montrouge. Le 19 avril 2015, une jeune femme est tuée à Villejuif. Deux mois après, 26 juin 2015, Yassin Salhi décapite son patron avant de précipiter sa voiture contre un stock de bonbonnes de gaz. Pour la seule année de 2015, le bilan le plus lourd sera enregistré au mois de novembre. En effet, le 13 novembre, des attentats simultanés ont occasionné la mort de 130 personnes et plus de 400 blessés devant le Stade de France, dans la salle du Bataclan et devant des terrasses de cafés à Paris.
Le 13 juin 2016, Larossi Abballa assassine un couple de policiers à leur domicile de Magnanville. Un mois après, le 14 juillet 2016, on dénombre 86 morts et plus de 450 blessés à la suite d’une attaque terroriste. Le 26 juillet 2016 : 1 mort. Deux individus prennent en otage cinq personnes dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray  avant d’égorger le père Hamel. Le 20 avril 2017, un certain Karim tire au fusil d’assaut sur une fourgonnette de police stationnée sur les Champs-Elysées. Il tue un policier et fait deux blessés. Le 1er octobre 2017, un Tunisien en situation irrégulière, tue deux jeunes femmes à l’aide d’un couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles de Marseille. L’attentat le plus récent est celui du 23 mars 2018 qui a fait 3 morts. Après avoir attaqué les passagers d’une voiture puis des Crs à Carcassonne, un homme de 26 ans, connu pour des faits de petite délinquance, s’est retranché dans le supermarché Super U de Trèbes, dans l’Aude, prenant des individus en otages. Il a été abattu quelques heures après.
A la lumière de ce bilan, la France, somme toute, vit une tragédie. Elle est dans le viseur des terroristes, comme ce fut le cas en 2001, lorsque la politique étrangère des Usa a déplu les fondamentalistes islamiques. A ce stade des réflexions, les velléités des terroristes ont décru aux Etats-Unis et paradoxalement accru en France soumise à une psychose constante. Si au pays de l’Oncle Sam, les attentats-suicides du 11 septembre 2001 du réseau de Ousama Ben Laden ont provoqué en deux heures d’horloge 2977 morts devenant les attentats les plus meurtriers de l’Histoire, la France, à petit feu est dans la hantise.

Jean-Claude Kouagou