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hostieDéveloppement endogène

 Le développement a pour synonyme le progrès. Le développement peut se concevoir comme étant le progrès en altitude ou en hauteur par opposition au développement à la base ou en largeur. Donc de croissance biologique. Ainsi en agriculture, le développement est synonyme de pousser, de croître, de grossir. Le développement revêt donc une notion plurielle et devient un mot polysémique. Le développement selon le « Lexique de science politique » 3ème édition, « est l’ensemble des conditions économiques, sociales et environnementales, mais aussi politiques et culturelles, permettant l’amélioration des conditions de vie des populations. Par extension, il désigne les politiques mises en œuvre à l’échelle internationale, mais aussi locale et nationale, par des acteurs publics et privés pour lutter contre la pauvreté et renforcer le bien-être des populations. »

Le « Lexique de science politique » et le « Lexique d’économie » distinguent d’autres notions qui qualifient le développement : développement local, développement humain, développement durable, développement humain durable, indice de développement humain etc. Mais pour ce qui est du développement endogène, le « Lexique d’économie » 13ème édition est perçu comme « stratégie qui consiste pour un territoire (région, nation) à prendre prioritairement en compte ses ressources et spécificités pour sa politique de développement. Le dictionnaire avertit qu’il ne faut pas confondre cette notion avec celle de croissance endogène. »Le progrès s’entend avancement et amélioration. La notion de progrès implique l’existence d’une norme, d’une finalité, d’un but et d’un objectif. Le progrès désigne le développement de l’humanité du point de vue des connaissances scientifiques, des améliorations industrielles, des institutions sociales, des mœurs et de la vie normale, du bien-être matériel. On parle de progrès scientifique, technique, économique, social, humain, moral et spirituel.

La clarification conceptuelle permet d’embrayer sur la compréhension du développement dans le subconscient des Béninois. Cette conception est celle des sciences sociales selon lesquelles le développement est une vision mentaliste, fugace, fugitif, ou simplement le passage d’un état à un état meilleur de bien-être. Or, il se dit depuis l’avènement du régime du Nouveau départ que le développement n’est pas perceptible. Il est ventilé que le gouvernement du président Patrice Talon ne fait pas du développement. Ces assertions surtout répandues dans les grands centres urbains où le régime a coupé aux tricheurs l’herbe sous le pied des tricheurs, n’ont pas d’écho dans les villages où les producteurs vivent assez décemment.

Dans plusieurs villages, des producteurs agricoles, notamment les acteurs des filières Anacarde et Coton sont satisfaits des politiques nationales dans leurs secteurs. Ces politiques leur permettent de s’épanouir. Ainsi, chacun d’eux amorce le développement tant souhaité dans son milieu de vie. Des habitations nouvelles poussent comme des champignons. Elles ne se construisent pas forcément en matériaux définitifs. Cependant, les propriétaires de ces réalisations prennent soin de crépir les maisons. Ils renouvellent leur flotte en s’achetant de nouvelles motos ou même de voitures. Ce sont des réalisations résultant des fruits de leur labeur. Alors pendant que les citadins qui sont dans leur majorité passés maîtres dans l’art de piller les ressources publiques, à travers des mécanismes de fraude se plaignent du régime Talon, les producteurs agricoles semblent ne pas avoir le même sentiment. Le développement endogène s’amorce à la satisfaction du monde paysan.

 

Jean-Claude Kouagou