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hostieEfforts salutaires
Crise économique mondiale. Dépréciation de la monnaie nigériane en 2016. « Héritage catastrophique » légué par le système de Yayi Boni. Les conditions étaient réunies pour le Bénin de Patrice Talon de connaître une récession qui ouvre la voie à une inflation aigue. Mais les politiques d’austérité pratiquées par l’Exécutif ont conduit à la maîtrise de la situation économique. Le rapport du Fonds monétaire international (Fmi) sur le Bénin au cours du mois de juin 2017, atteste des efforts salutaires consentis par le gouvernement de Patrice Talon. De quoi s’agit-il selon les experts de la finance internationale?
L’inflation affichée est négative. Elle est de moins zéro virgule huit pour cent (-0,8%) à la date de la visite du Fmi. Est-il encore besoin de rappeler que l’inflation est la hausse généralisée des prix affectant négativement le pouvoir d’achat du citoyen ? Malgré la situation économique morose, les Béninois disposent du minimum pour subvenir à leurs besoins cruciaux. Seulement, la situation vécue par le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki à Allada le 10 juin 2017, est symptomatique de ce qu’il n’y a plus d’argent à gaspiller.
Ainsi, tout le monde s’est imposé une discipline en matière de gestion de ressources propres. C’est ce qui révoltent ceux qui s’étaient habitués à s’offrir du plaisir à l’Eldorado et des voyages touristique au parc des princes dont les coûts sont au-dessus de leurs réels revenus et imputables aux fonds des secrets de couvent.
Ils crient aujourd’hui comme tout le monde à cause du réajustement structurel stricto sensu. Comme Maman Yannick, ils lèvent eux-aussi la voix : « Et nous les petits, les obscurs, les sans-gardes ; nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades. Où est-il ce minimum social ? ». Comme s’exclama le physicien Archimède : « eurêka ! », Pascal Koupaki a appréhendé ce que vit le bas peuple et non ce que vivent les vendeurs d’illusions. En bon mécanicien, il sait ce qu’il faut pour ce peuple.
Mais déjà, l’espoir est permis. Car, lorsque les finances publiques se seront davantage améliorées, les retombées parviendront à tous, comme la devise de la Loterie Nationale du Bénin ‘’les bénéfices à toute la Nation’’.
L’espoir est permis, parce que la maîtrise de l’inflation a été rendue possible par une récolte très favorable des producteurs agricoles.
L’espoir est permis. Car selon le Fmi, « le déficit budgétaire a diminué en 2016 grâce aux mesures énergétiques adoptées par les autorités béninoises pour maîtriser les dépenses publiques ».
L’espoir est encore permis, en raison des perspectives bonnes pour le Bénin en 2017. « Elles sont tributaires de la mise en œuvre soutenue du programme d’actions du gouvernement », justifie le Fmi.
L’espoir est enfin permis du fait que «les autorités ont entrepris un ensemble de mesures destinées à préserver la stabilité macroéconomique et financière et à relever les niveaux de vie», décèlent les experts du Fonds. Si Pascal Irénée Koupaki a pu toucher du doigt ce que vit le citoyen lambda, avec Maman Yannick à Allada, il reste qu’il travaille pour que le calvaire d’aujourd’hui devienne un lointain souvenir de demain.

Jean-Claude Kouagou